Critique de livre: Le passager
27 mai 2007
Le passager, Patrick Sénécal, Alire, 2003
Les romans d’horreur du Québécois Patrick Sénécal reflètent souvent le côté le plus sombre de l’être humain. Son roman policier Le passager ne fait pas exception à cette règle.
Le passager raconte l’histoire d’Étienne Séguin, un professeur de littérature montréalais qui accepte une charge de cours en littérature fantastique au cégep de Drummondville. Ne voulant pas déménager, il fait l’aller-retour sur l’autoroute 20 trois fois par semaine.
Au fur et à mesure qu’il avance dans son programme de littérature, plusieurs questionnements surgissent dans son esprit à propos de son enfance, dont il a oublié les huit premières années. Un jour, il décide d’embarquer un auto-stoppeur qu’il avait remarqué depuis longtemps: le jeune homme est toujours au même endroit, à l’heure à laquelle Étienne voyage. Après de longues conversations, les deux hommes se rendent compte qu’ils se connaissaient étant enfants. Étienne réalise alors que ce passager est la seule façon pour lui de renouer avec son passé, et il va tout faire pour essayer de se souvenir de tout.
Au fil de l’histoire, Patrick Sénécal propose un questionnement éthique qui nous pousse à reconsidérer nos comportements d’enfants vis-à-vis la méchanceté. Cette remise en question vient accentuer l’aspect terrifiant du livre, car elle révèle que tout le monde possède une cruauté qui ne demande qu’à être libérée.
Ce roman remarquable captive si bien le lecteur que celui-ci s’immerge totalement dans l’histoire jusqu’à s’identifier au personnage d’Étienne Séguin. Les nombreuses et très justes descriptions donnent l’impression de vivre une évolution en parallèle avec celle du personnage principal. L’intrigue, très bien menée, se termine par un dénouement surprenant. Un bon moment de lecture.
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ce roman est tres captivant et lhistoire est excelente