Le Beach party… à l’eau?
29 juillet 2008
Que doit-on dire quand une réussite technique déçoit? «Meilleure chance la prochaine fois»? Le Beach party de la FEUS, qui vit des temps difficiles depuis plusieurs années, a été frappé de pluie et d’un faible achalandage… une fois de plus.
Frank Lévesque-Nicol
«L’année dernière il pleuvait, la température n’y était vraiment pas», explique Émilie Savoie, vice-présidente aux communications pour la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS) et organisatrice de l’événement. «L’idéal cette année aurait été un beau trente degrés avec soleil… mais le matin même du 9 juillet, Météomédia annonçait des orages forts pour le soir. Il aura fallu employer le plan B.»
Quel a été ce plan B? Au lieu de se produire sur l’herbe à côté du centre sportif, avec arrosage et défilé de maillot pour l’effet plage, c’est plutôt sur les dalles rassurantes mais stériles du Café Gigi que l’activité s’est déroulée. «On a quand même réussi à faire un barbecue sous l’avancée de toit», explique Mlle Savoie.
Quoiqu’on puisse critiquer certains des choix, le concept de beach party allié à son indissociable commanditaire, Labatt, ne laisse pas vraiment de place à une réinvention du genre. L’événement avait quand même, techniquement parlant, tout pour plaire au public ciblé: des parasols, des tables de promo à l’effigie de la bière Brahma, une cinquantaine de caisses de 24, un DJ invité avec son et de l’éclairage de pointe. Très joli programme donc. Ne manquait plus que les gens…
Cent personnes, top
«Il me semble qu’il y avait plus de monde l’an passé, non? Est-ce que ça vaut encore le coup?», s’interroge Simon Mongeau-Descôteau, qui a participé à l’événement ces deux dernières années. Il n’est pas le seul à se le demander. Différents exécutants des associations membres de la FEUS se questionnent aussi sur l’intérêt d’investir année après année dans un événement qui traîne autant de la patte.
«Au plus fort de la soirée, nous devions être une centaine», estime Émilie Savoie. «Il aurait fallu nous préparer plus d’avance et imposer notre date. Nous avons hésité jusqu’en juin avant de choisir, et nous reconnaissons que les associations facultaires, comme celles de génie et de science, ont bien plus de succès que nous pour rassembler leurs membres dans leurs 5 à 7. Je reste cependant optimiste pour les années à venir», conclut-elle.
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