Gros plan sur le hockey sur gazon

18 août 2008

Rob Short, Matt Peck, Michael Lee ou David Carter sont des noms qui ne vous disent peut-être rien. Pourtant, ils sont également à Pékin pour défendre l’unifolié dans une discipline cousine de notre sport national: le hockey sur gazon.

Charles Beaudoin

Alors que les Jeux olympiques se déroulent depuis déjà une semaine et que le Canada s’efforce de rattraper le temps perdu, certains athlètes travaillent dans l’ombre de leurs compatriotes sur qui sont fondés les plus grands espoirs.

Sport méconnu du public québécois, le hockey sur gazon serait pourtant apparu il y a de cela déjà 4000 ans, en Perse, ce qui en ferait le plus ancien sport de balle pratiqué avec une crosse. Toutefois, il fallut attendre la fin du XIXe siècle pour que le hockey s’établisse en Angleterre en tant que sport. Il fut officiellement introduit en 1908 dans le programme olympique. Parmi les 38 disciplines olympiques, c’est sans doute l’une de celles qui bénéficient du moins de couverture médiatique.

Même s’il est évident qu’ils puissent être semblables en certains points, le hockey sur glace et le hockey sur gazon sont des disciplines totalement différentes et les attentes envers les hockeyeurs sur gazon sont loin d’être aussi élevées. Une équipe de hockey sur gazon est composée de onze joueurs sur le terrain (dont un gardien), auxquels s’ajoutent cinq substituts. Pour qu’un but soit comptabilisé, il doit obligatoirement avoir été compté avec le côté plat de la crosse et à partir de l’intérieur du demi-cercle devant le but. L’équipe ayant compté le plus de buts après deux périodes de trente-cinq minutes remporte la partie. Alors qu’aux Jeux olympiques d’hiver, l’équipe canadienne de hockey ne vise jamais rien de moins que la médaille d’or, le Canada n’a jamais pu faire mieux qu’une dixième place en hockey sur gazon en six présences aux Jeux olympiques.

Une nette amélioration

C’est cependant par la grande porte et la tête bien haute que l’équipe nationale arrive à Beijing. Championne des jeux panaméricains de 2007 à Rio de Janeiro, au Brésil, l’équipe canadienne masculine s’est qualifiée de belle façon pour les jeux chinois et c’est avec confiance qu’elle entreprendra son tournoi. Elle aura toutefois fort à faire si elle veut parvenir à vaincre l’Australie, championne en titre des Jeux olympiques et double détentrice de la Coupe du monde en 2002 et 2006. D’autres pays très bien établis, tels que l’Espagne, les Pays-Bas et la Corée du Sud comptent aussi parmi les favoris.

L’équipe nationale féminine n’a malheureusement pu obtenir son billet pour Beijing lors d’un tournoi de qualification olympique exceptionnellement tenu au Canada, à l’Université de Victoria, du 26 avril au 4 mai dernier.

Fait à noter, il n’y a aucun Québécois au sein de l’équipe nationale. Peut-être qu’avec un peu plus de visibilité, ce sport pourrait gagner en popularité et trouver des athlètes pour représenter le fleurdelisé.

L’équipe masculine canadienne se trouve présentement au quinzième rang mondial dans cette discipline. Sa défaite en ouverture de tournoi contre la puissante Australie (6 à 1) a rappellé aux Canadiens que leur parcours sera difficile. Le dernier match du Canada en ronde préliminaire se tiendra le 19 août contre l’Afrique du Sud. Les demi-finales commenceront le 20 août pour les femmes et le 21 août pour les hommes.

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