Quand Sherbrooke vole la vedette…
18 août 2008
Tous s’entendent pour dire que l’été 2008 aura été celui du 400e de «Kebec», marquant quatre siècles de présence francophone en Amérique. De son côté, la ville de Sherbrooke a soufflé ses 200 bougies il y a de cela six ans. Petit clin d’œil à cette agglomération axée vers l’avenir qui a, elle aussi, beaucoup à offrir.
Émilie Turcotte
À Sherbrooke, il n’y a ni fleuve ni château, ni port ni plaines historiques. Il n’y pas de forteresses, car la guerre n’est pas venue jusqu’ici. Il n’y a pas une tonne de monuments ancestraux non plus. Il n’y a pas Céline, il n’y a pas Paul. Et Sherbrooke n’a pas 400 ans d’histoire à raconter. Qu’importe! Ce que «la Reine des Cantons-de-l’Est» a à offrir n’est pas lié à son cachet historique, mais plutôt à l’Avenir avec un grand A. Je ne dis pas que Québec est en voie de disparition, bien sûr. Mais Sherbrooke a ce petit quelque chose qui ne laisse pas indifférent.
Certains diront que c’est une ville étudiante; je dirais plutôt que «c’est la ville du savoir».
Selon une étude de 2006, avec ses deux universités et ses trois cégeps, Sherbrooke compte la plus grande concentration d’étudiants en Amérique du Nord, avec un ratio de 11,4 étudiants par 100 habitants. Bref, de la matière grise tout juste sortie du four et un apport de sang neuf considérable. Des gens cultivés prêts à travailler. D’autant plus que le taux de rétention des finissants est de 15 à 20 %, ce qui s’avère significatif. Sherbrooke a décidé d’innover pour attirer les jeunes, et c’est un concept plus que gagnant! Elle «innove continuellement pour rester elle-même, puisqu’être elle-même, c’est innover.» Ouf, si bien dit!
Contrairement à ceux de certaines écoles, les étudiants sherbrookois sont «sélectionnés», les programmes étant davantage contingentés, ce pour quoi nous pouvons nous sentir choyés. On mise sur la qualité plutôt que sur la quantité. Côté universitaire, nous, étudiants d’ici, sommes très fiers d’avoir choisi l’Université «la mieux cotée au Canada depuis 3 années consécutives». Et je n’invente rien! «Sherbrooke: Université leader, Université de leaders.»
À l’automne 2006, l’UdeS a célébré la collation des grades d’une façon tout simplement grandiose en instaurant un nouveau rituel d’investiture, un peu «à l’américaine», qui a d’ailleurs obtenu une couverture médiatique internationale. Elle détient aussi le meilleur rendement nord-américain et l’un des meilleurs au monde quant aux redevances sur les inventions de ses professeurs. Du leadership à son meilleur!
Côté affaires, la ville estrienne a été citée comme «l’une des villes les plus rentables où établir une nouvelle industrie» et comme ayant l’une des meilleures qualités de vie au Québec. Ce n’est pas rien! Et que dire de la question environnementale, le sujet de l’heure à l’échelle mondiale depuis quelques années? Aucun souci à se faire pour Sherbrooke, qui se surpasse une fois de plus. Les amateurs de plein air seront comblés: de nombreux parcs, boisés, espaces verts et rivières sont présents à même la ville, sans parler de ses kilomètres de sentiers récréatifs.
Ça y est, je me fais agente de promotion touristique! Non. Je joue simplement mon devoir d’informatrice, à qui veut savoir. Personnellement, je ne viens pas de la région, comme 75 % des étudiants d’ailleurs, mais j’ai été impressionnée par les efforts faits par la ville pour respecter l’environnement et implanter des zones vertes faciles d’accès. La couleur verte qui symbolise l’UdeS, si issue du hasard, représente plutôt bien la mentalité locale.
Voilà pourquoi Sherbrooke n’aura pas à attendre encore 194 ans pour brûler les planches et être à l’avant-plan. Plus que jamais, Sherbrooke vole la vedette!
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