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Categorized | Culturel

Critique de livre

Posted on 30 septembre 2008 by admin

Mylène Gilbert-Dumas, Les dames de Beauchêne, tome I, VLB Éditeur, 2001, 304 pages.

Kassandra Martel

L’épopée québécoise racontée par une Québécoise… Voilà ce qui résume le mieux Les dames de Beauchêne, premier tome d’une trilogie éponyme écrite par la Sherbrookoise Mylène Gilbert-Dumas pour lequel celle-ci remporta, en 2002, le prix Robert-Cliche. Mme Gilbert-Dumas est également l’auteure de 1704, roman dont l’histoire tourne autour de la légende sherbrookoise de Mena’sen.

En 1756, en pleine guerre de Sept Ans, le destin des trois dames de Beauchêne (Marie, Odélie et Antoinette) bascule lorsque Charles, capitaine dans l’armée française, meurt au combat. Marie, la nouvelle veuve, tente alors de se rendre au chevet de son père, en Martinique, mais son bateau est abordé par des corsaires anglais. Emprisonnée à Boston, elle fera tout pour survivre et revoir sa fille. Deux hommes viendront bouleverser sa vie: un séduisant métis et un lieutenant anglais persévérant. Odélie, la fille asthmatique de huit ans de Marie, tente, elle, de survivre dans un Louisbourg hostile et dangereux. Enfin, Antoinette, belle-sœur religieuse de Marie qui veille à la sécurité de sa nièce, est déchirée entre son dévouement à Dieu et son attirance pour Robert. Le contexte historique de la guerre de Sept Ans affectera de façon différente le destin de ces trois personnages.

Bien qu’il puisse sembler difficile de jumeler dans un même texte de l’ancien français, de l’anglais et du français moderne, Mylène Gilbert-Dumas relève très bien le défi: les trois langues s’entremêlent parfaitement dans le roman. Quoique les descriptions soient nombreuses dans l’œuvre, le tout coule bien puisque les trois trames s’entrecroisent de façon rapide et ininterrompue, ce qui tient le lecteur en haleine. Le style de l’auteure, très constant, permet de maintenir le suspense jusqu’à la dernière page du volume, et même jusqu’à la dernière de la trilogie.

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