portrait d’athlète -Cheerleading
Émilie Turcotte
Du haut de ses 5 pieds, Marie-Pier Lessard accomplit manifestement de grandes choses. La jeune femme de 21 ans réussit à concilier travail, sport et études. Sa discipline? Le cheerleading! Et détrompez-vous, comme le dit si bien l’athlète: «on est loin des petites filles à pompons en jupette. Le cheerleading demande beaucoup de force, de technique, de flexibilité et d’endurance physique.» Malgré son image stéréotypée, le cheerleading est en pleine expansion au Québec. D’ailleurs, il a été reconnu officiellement en 2007 comme un sport par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
Marie-Pier en est à sa troisième année dans l’équipe de l’Université de Sherbrooke et n’en est guère à ses débuts dans le domaine: «depuis mon enfance, la danse et le sport occupent une grande place dans ma vie.» Chaque année, un recrutement a lieu et aux dires de l’athlète, «le club se comporte extrêmement bien.» L’équipe regroupe une trentaine d’étudiants-athlètes, garçons et filles, ayant de l’expérience en cheerleading, en danse ou en gymnastique.
Chaque année, l’équipe prend part à bon nombre de compétitions interuniversitaires. La première compétition de la saison aura lieu le 23 novembre prochain au Collège André-Grasset, à Montréal. Marie-Pier s’avère très positive quant aux performances de l’équipe: «on s’entraîne tous très fort et on est confiant de remporter d’autres trophées cette année.» Par ailleurs, il semblerait que Sherbrooke soit la ville élue pour accueillir le championnat provincial scolaire de cheerleading, qui se déroulera les 2 et 3 mai 2009. «Il faut dire qu’il y a plusieurs équipes de cheerleading à Sherbrooke», argumente-t-elle. La gymnaste apprécie particulièrement ces événements, qui lui procurent une bonne dose d’adrénaline.
Si plusieurs partisans du football du Vert & Or se questionnent à savoir pourquoi l’équipe de cheerleading ne paraît plus lors les matchs, c’est que l’organisation du football souhaitait que les cheerleaders se limitent exclusivement à la danse lors des parties. «Malheureusement, nous ne faisons pas que ça, nous ne sommes pas une troupe de danse. Nous effectuons des sauts, des pyramides, des stunts et de la gymnastique», confie l’athlète. La formation doit se préparer à plusieurs compétitions, ce qui demande beaucoup d’heures de travail. «Nous ne présentons pas des numéros de danse en compétition, c’est nettement plus complexe.»
Malgré une session d’automne bien garnie, comportant six cours, de deux à trois pratiques par semaine, plusieurs heures d’entraînements individuels ainsi que quelques heures en tant qu’entraîneuse au Séminaire de Sherbrooke, Marie-Pier
parvient à exceller dans toutes les disciplines. Son secret? Une bonne gestion du temps. «Ça peut paraître surprenant, mais le cheerleading m’apporte beaucoup d’énergie et grâce à cela, j’ai davantage de concentration dans mes études.»
Un exemple à suivre pour tout étudiant universitaire! Et surtout, pas question de ralentir la cadence pour cette «petite boule d’énergie.» L’étudiante, qui est à sa dernière année de baccalauréat en communication, rédaction et multimédia, envisage de poursuivre ses études l’an prochain en entamant une maîtrise en communication-marketing à la Faculté d’administration
pour
œuvrer dans les domaines de la publicité ou des relations publiques.
Nul ne sera surpris d’apprendre qu’elle compte également faire partie de l’équipe de cheerleading de l’Université pour une saison de plus.





février 25th, 2009 at 8:05
C’est ma Coach
Je suis vraiment fière d’elle pour sa gestion du temps! Elle nous a appris pleins de choses, On Avance a Mille à l’heure
Meilleure Coach au monde