
Journée sans voiture
Ce n’est pas le temps frisquet qui a découragé la communauté universitaire à troquer l’automobile pour se rendre au campus en utilisant un moyen de transport alternatif. À pied, à vélo ou en autobus, tous les moyens étaient bons pour faire du 22 septembre une journée sans voiture sur le campus de l’Université de Sherbrooke.
Philippe Doyon-Poulin
« Tous les groupes verts du campus se sont unis pour faire de cette journée un succès », explique Barham Thiam, vice-président au développement durable du Regroupement des Étudiantes et étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS). « Les questions des gaz à effet de serre et du transport collectif nous interpellent tous. La journée sans voiture permet de motiver l’ensemble des étudiants à embarquer dans l’idée du développement durable», poursuit l’étudiant en politique qui prépare l’événement depuis deux mois.
Tôt le matin, sous un épais brouillard automnal, des dizaines de bénévoles ont accueilli étudiants et employés qui avaient laissé leur automobile à la maison, en leur remettant un coupon de participation pour le tirage d’une bicyclette et de prix de participation.
Sur l’heure du midi, la fête s’est poursuivie par un pique-nique offert gratuitement par les associations étudiantes. Au menu : hot-dogs, pommes et musique rock. Un choix qui semble avoir plu aux nombreux étudiants qui attendaient en file durant leur pause du dîner.
Sur place, un kiosque renseignait les étudiants à propos des différents groupes verts présents sur le campus. Une clinique de burinage et de réparation de vélo était aussi disponible.
Christelle Lison, présidente du REMDUS, s’est montrée satisfaite de la réponse venant de la communauté universitaire face à l’initiative de la journée sans voiture. Elle précisait que l’occupation des stationnements était inférieure au taux d’occupation habituel.
Santé durable
Pour Gaston Stratford, adjoint au recteur, une telle journée permet de réaliser l’importance du maintien d’une bonne santé physique. «Ne pas utiliser sa voiture permet d’être plus actif, puis de se sensibiliser à une saine alimentation. Tout cela joue un rôle déterminant sur sa santé.»
C’est d’ailleurs l’objectif de la nouvelle coopérative de santé, Universanté, dont il est un des membres fondateurs. Il rappelle que l’organisme offre plusieurs services aux étudiants – cours de cuisine, randonnées pédestres, etc. – pour les aider à adopter de meilleures habitudes de vie.
Journée mondiale
La journée sans voiture s’inscrit dans un mouvement mondial avec plus de 1 700 villes y participant. Paris, Amsterdam et Pékin font partie du nombre où la circulation automobile a été réduite par la fermeture des rues. À Montréal, le centre-ville est devenu piétonnier le temps d’une journée, alors qu’à Sherbrooke, la Société de transport (STS) a mis l’épaule à la roue en offrant à toute la population sherbrookoise l’accès au transport en commun à 1 $ pendant toute la journée.

