Andrée-Anne Boudreau
Bien que la poésie soit née de l’oralité et se soit pratiquée durant des millénaires de façon libre et publique, on peut dire que le genre, cantonné dans des recueils poussiéreux, avait besoin d’un petit renouveau. Le slam lui a redonné la place qu’elle méritait: dans notre bouche!
Depuis 25 ans, la propagation de la poésie par le slam connaît une croissance exponentielle. Des scènes dispersées sur toute la planète permettent au slam de s’exprimer dans plus de 50 langues. Au cours de la dernière année, on peut dire que cet art s’est réellement installé à Sherbrooke. Frank Poule, principal organisateur d’une scène slam à Sherbrooke, trime dur depuis plus d’un an pour créer un espace d’expression artistique propice au slam. Et ça a fonctionné, il propose même de décréter octobre le mois du slam! Le slam est très vivant sur la scène sherbrookoise: soirées slam au Tremplin, victoire de l’équipe sherbrookoise à la dernière compétition provinciale de slam ainsi qu’une multitude d’événements greffés au Salon du livre: initiation au slam par Ivy (qui est aussi venu présenter son spectacle Slamérica), soirées de la slamille pour éveiller l’intérêt des élèves de littérature au Cégep, slam extérieur au centre-ville pour s’opposer à la guerre en Afghanistan, etc. Bref, le slam sherbrookois a le vent dans les voiles!

