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Categorized | Société

Québec reçoit les chefs d’État d’une soixantaine de pays

Posted on 27 octobre 2008 by admin

Du 17 au 19 octobre, s’est tenu le XIIe Sommet de la Francophonie à Québec dans le cadre du 400e de la ville. Pour cette occasion, 55 chefs d’États et de gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) étaient présents en plus de ceux des 13 pays observateurs.

Kevin Chaput et Julie-Claude Gauthier

Des invités de marque tels que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, étaient présents. Ces dignitaires ont discuté de quatre points importants. Néanmoins, l’ordre dua été quelque peu bouleversé par la crise économique qui a pris une importance considérable lors des débats. En outre, l’accueil d’autant de diplomates étrangers a nécessité une organisation imposante qui a fait la joie des touristes et le désagrément des citoyens de la ville de Québec.

Les enjeux

Bien que les négociations se soient faites à huis clos, il est ressorti du Sommet la Déclaration de Québec, qui traite de quatre principaux enjeux. Le plus chaud, la gouvernance économique, s’inscrivait dans la tourmente financière actuelle. Les chefs d’État ont donc réaffirmé leur volonté de solidarité et de coopération économique tout en faisant la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance au sein des institutions politiques et financières. De plus, les États membres de la Francophonie ont décidé de participer activement au renforcement du système financier international, ceux-ci s’étant affichés en défaveur du protectionnisme économique et ayant même souhaité la tenue d’une rencontre internationale à ce sujet.

Les chefs d’États et de gouvernements se sont aussi entendus au sujet de la promotion de la langue française. Ainsi, ces dirigeants politiques ont décidé de renforcer la place du français non seulement dans leur propre pays, par le biais de leur système d’éducation par exemple, mais aussi à l’international via la chaîne TV5 Monde ou par la promotion du français dans les organisations internationales.

Quant à la démocratie et l’État de droit, la Déclaration de Québec propose d’améliorer les capacités diplomatiques et médiatrices de l’OIF en collaboration avec l’ONU et les organisations régionales. En plus de discuter de renforcer les capacités des États en matière de maintien et de consolidation de la paix, les dignitaires ont aussi parlé de soutenir leurs institutions démocratiques grâce à la coopération juridique et judiciaire.

Les dirigeants politiques ont aussi admis leur volonté d’établir des stratégies de développement conformes au respect du dernier enjeu, celui de l’environnement, du développement durable et des changements climatiques. Ils se sont notamment entendus sur la réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre et sur la promotion d’une meilleure gouvernance de l’eau.

L’organisation du sommet

De par la présence de milliers de journalistes et de diplomates, on ne saurait passer sous silence l’imposante organisation de ce sommet. Alors que plusieurs rues de Québec étaient fermées aux automobilistes, des lignes d’autobus étaient spécialement aménagées pour les participants du sommet. En outre, la sécurité entourant les chefs d’États a complexifié les déplacements pour tout le monde, chacun étant accompagnés d’agents détachés à sa sécurité et se déplaçant en de longues cohortes de voitures noires.

Bref, la sécurité a dominé l’organisation de ce sommet tout comme la crise financière a dominé les enjeux des négociations.

Encadré 

L’OIF est composé d’une population de 803 millions de personnes, dont 200 millions parlent le français. Elle a pour mission d’améliorer le niveau de vie de la population des États membres et est basée sur le partage de la langue française.

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