Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/collecti/public_html/wp-includes/class-wp-walker.php(1) : regexp code(1) : eval()'d code on line 1

Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/collecti/public_html/wp-includes/class-wp-walker.php(1) : regexp code(1) : eval()'d code on line 1
imprimer cette article imprimer cette article

Categorized | Sciences

Qui a ressuscité la voiture électrique?

Posted on 15 octobre 2008 by admin

Alors que l’avenir de la planète inquiète, l’engouement des consommateurs pour les voitures vertes est tel que plusieurs géants de l’automobile développent actuellement leur propre modèle écolo. Cet été, Honda a annoncé le lancement d’une voiture alimentée à l’hydrogène, la FCX Clarity. GM, de son côté, mise sur la production de la Volt, une voiture hybride qui sera éventuellement 100 % électrique. Au mois de juillet dernier, le Ministère des Transports du Québec a lancé un projet-pilote de trois ans autorisant la présence, sur les routes de la province, de la Zenn et de la Nemo, deux véhicules électriques.

Mélanie St-Pierre

À première vue, la Zenn ressemble à tout autre véhicule sur le réseau routier québécois, à l’exception de son réservoir d’essence, inexistant, et du triangle rouge signalant sa lenteur et ornant son arrière. La Zenn, acronyme pour Zero Emission No Noise, est un produit de Zenn Motor, une compagnie ontarienne possédant une usine d’assemblage à Saint-Jérôme, au Québec. Quant à la Nemo, une petite camionnette électrique, elle est entièrement dessinée et conçue au Québec. Selon la ministre des Transports, Julie Boulet, le projet-pilote vise à assurer la présence de véhicules électriques sur les routes et à offrir un avenir à l’industrie. Mise en vente le 4 octobre au Québec, la Zenn est actuellement accessible aux consommateurs, qui doivent toutefois patienter sur une liste d’attente.

Voiture 100 % verte

La Zenn présente plusieurs éléments de ses consœurs fonctionnant à l’essence, mais peut se vanter de n’émettre aucun polluant. Totalement autonome sur le plan des carburants, elle se branche dans une simple prise de courant résidentielle et prend huit heures à se charger complètement. Quelques points faibles viennent toutefois en ternir les avantages. D’abord, la Zenn est loin d’être sécuritaire. Selon Pierre Tison, directeur de l’Institut du transport avancé du Québec, cité dans Les Affaires, «en cas de collision latérale, la Zenn n’aura pas beaucoup de chances.» Son autonomie de 60 kilomètres et sa vitesse maximale de 40 km/h représentent aussi d’importants handicaps pour son futur.

Un produit de niche

Selon Jean Roy, professeur et spécialiste en marketing à l’Université de Sherbrooke, la Zenn ne provoquera pas d’importants remous sur le marché: il s’agit d’un produit de niche. Les coûts engendrés étant trop importants par rapport aux bénéfices, M. Roy estime que les ventes de la Zenn ne seront pas faramineuses. Son utilisation engendre en effet d’importantes pertes d’autonomie et de vitesse si on la compare à celle des véhicules à essence. Selon lui, en tenant compte de ces contraintes, la liste des acheteurs se résumera à des écolos enthousiastes pour qui l’avenir de la planète n’a pas de prix, et à des entreprises ou municipalités qui en feront l’achat pour promouvoir leurs valeurs vertes.

Avec la venue de nouvelles technologies, la voiture électrique rivalisera sans doute avec la voiture thermique traditionnelle. Par exemple, des piles plus performantes, actuellement en développement, offriront à la Zenn et à la Nemo une plus grande autonomie et une vitesse de croisière supérieure, et les aideront à mieux compétitionner avec leurs consœurs polluantes.

Comments are closed.