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Categorized | Société

Toujours ReBELLES

Posted on 27 octobre 2008 by admin

Les 11, 12, 13 octobre 2008 s’est tenu à Montréal le premier rassemblement canadien des jeunes féministes âgées entre 16 et 35 ans. L’événement a eu lieu grâce à l’implication de nombreux comités québécois travaillant sur les droits de la femme, dont la Fédération des femmes du Québec.

Julie Dumont

Parmi les militantes canadiennes, le comité organisateur de Toujours ReBELLES a invité des représentantes féministes de la Marche mondiale des femmes venant de l’Afrique du Sud, des Philippines, du Brésil et du Canada afin de rendre compte de la condition féminine dans ces pays.

Un «événement historique» pour certains ou «encore des jeunes féministes enragées contre les hommes» pour d’autres, peu importe l’opinion, le rassemblement fut une réussite quant au nombre de participantes. Le comité organisateur attendait moins de 400 militantes et il en a accueilli plus de 500 sous le toit de l’Université du Québec à Montréal. Le but du rassemblement? Écrire un manifeste canadien pour les droits de la femme et l’utiliser comme moyen de pression lors de diverses actions militantes. Le comité manifeste se composait d’une représentante féministe de chaque province. Mais comment arriver à écrire un manifeste en quatre jours? Comment rejoindre toutes ces voix?

Jour 1 du rassemblement

Par une programmation diversifiée composée d’ateliers afin de permettre à chacune de réfléchir sur un sujet concernant l’oppression de la femme ou d’acquérir un moyen original de militer au quotidien ou lors d’événements spécifiques. Parmi ces ateliers, on en retrouvait sur le cheerleading pour radicales, le théâtre de résistance féministe, la violence envers les femmes, être mère et féministe, le travail et le syndicalisme, l’avortement, le sexisme et les médias, l’industrie du sexe, la féminisation de la pauvreté, l’hypersexualisation, le capitalisme, le néolibéralisme, la danse de résistance gumboot, etc. Bref, la liste est longue.

Plus tard, les jeunes femmes sont allées militer dans les rues de Montréal avec affiches, craies, chansons, danses et banderoles, sous le regard des passants curieux. Puis, s’est tenue en soirée une projection de documentaires réalisés par des femmes pour dénoncer l’injustice envers la femme. La projection comprenait entre autres le film Forbidden Sun Dance, réalisé par Lila Ghobady, présentant l’histoire d’une femme féministe qui a été forcée de quitter son pays car on l’accusait de corrompre les jeunes filles en leur enseignant la danse comme moyen d’expression.

Jour 2

Le lendemain ont eu lieu des ateliers de réflexion sur la montée de la droite en politique. Les animatrices posaient trois questions aux participantes: «D’où vient la montée du pouvoir masculin? Où se situe ce pouvoir? Comment pouvons-nous faire pour acquérir nos droits et faire cesser l’oppression?» En soirée, un spectacle a eu lieu au Medley pour détendre l’atmosphère. Plusieurs artistes étaient sur scène pour chanter, danser, réciter des poèmes et jouer de la musique. Il y avait également, sur place, une performance artistique de bodypainting sur un modèle féminin nu. L’œuvre terminée est devenue l’emblème du rassemblement.

Jour 3

Après une nuit sans sommeil pour les membres du comité manifeste qui œuvraient à la construction d’un outil politique commun, le dévoilement de celui-ci fut fait vers 9 h 30. La première lecture du manifeste fut acclamée par une majorité de militantes. Par la suite, toutes les jeunes femmes se sont regroupées pour identifier certaines failles dans le document afin de le perfectionner. Pour clôturer le rassemblement, les jeunes féministes épuisées sont retournées militer une dernière fois dans les rues avant de se séparer.

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