Une bonne nutrition contribue à une bonne vigilance à l’école et entraîne généralement de meilleurs résultats en période d’examens. Par contre, bien se nourrir sur le campus de l’UdeS présentement signifie se nourrir d’une nourriture fade et sans goût. À moins de se préparer de bons petits plats maison, il est difficile, voire impossible de bien se nourrir à l’UdeS.
Emmy Grand-Maison
C’est un fait, la nourriture de certaines cafétérias facultaires manque de variété et de goût. Mais la nourriture de la cafétéria principale est loin d’être mieux. Sauf peut-être durant l’heure du repas. Et encore… Si vous vous présentez en dehors de ces heures de pointe, en général seul le comptoir restaurant-minute est ouvert.
1ere expérience Chartwells
Je me rends à la cafétéria. Je suis accueillie par la face de bœuf de l’employée, qui use du non-verbal pour me faire comprendre que je la dérange dans son ménage. Je demande au deuxième employé un demi-club sandwich. L’employée s’insurge contre celui qui me sert, car apparemment, un demi-club, ça ne se fait pas. Même si vous ne mangez pas un club sandwich entier, vous êtes restreints au gaspillage, car le prix n’est pas dans la caisse. Pour avoir déjà travaillé avec une caisse enregistreuse, diviser un prix en deux et l’entrer à la main est simple comme bonjour!
2e essai à la cafétéria principale
Deuxième fringale, je me présente à la cafétéria vers 14 heures. J’aurais aimé une assiette santé, mais seuls les plats du restaurant-minute et les soupes sont servis. Je choisis le spécial du jour, deux hot-dogs et un bébé poutine pour 5,69 $ plus taxes. Lorsque j’arrive à la caisse, la caissière m’explique qu’à ce prix, un breuvage est inclus. Ce dernier en main, je reviens à la caisse qui indique 9,87! Pour 2 hot-dogs, sept frites, quatre morceaux de fromage en grains et une liqueur en fontaine de 10 onces! J’explique à la dame, que le prix écrit est 5,69 $. Après vérification, j’avais raison, mais le breuvage n’est pas inclus. Au diable le breuvage, je ne paie pas 10 $ pour ça!
Chartwells, banni de mon alimentation
En pleine heure du dîner, je choisis le spécial du chef: poulet à la canneberge avec une patate, fade, légumes congelés, petit dessert et breuvage. La facture s’élève à 10,67 $. Toute en appétit, je me rends compte que le poulet est rose, donc pas cuit! Yark, la texture est caoutchouteuse, il est évident que la viande n’est pas suffisamment cuite. Je retourne le poulet à l’employé qui me répond que c’est normal: «Il est cuit à la vapeur et parfaitement cuit.» J’en cuisine du poulet, ce poulet n’était pas suffisamment cuit. Il est hors de question que j’attrape la salmonelle!
Une bonne alimentation est primordiale pour être énergique et vigilant, c’est un fait. Les étudiants sont pauvres, c’est une réalité. De plus, en fin de session, ils n’ont pas le temps de cuisiner et passent souvent plusieurs heures consécutives sur le campus. L’Université de Sherbrooke, pour continuer de s’afficher comme première au classement, devrait voir à ce que ses élèves étudiants obtiennent des services alimentaires adéquats et qui répondent aux besoins de sa clientèle. Ne perdez surtout pas le dossier de la coopérative de vue, elle représente une des issues pour remédier à cette situation inacceptable.

