Vol à l’AGEFLESH

28 janvier 2009

Plus de 2 400$ disparaissent du coffre-fort

Le 18 janvier dernier, les étudiants membres de l’Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) ont eu une mauvaise surprise. Ils ont appris, par courriel, qu’environ 2 455$ en argent et 4 500$ en chèques avaient disparus du coffre-fort de leur association au début du mois de décembre 2008.

Joël Lagrandeur

«Une enquête policière est en cours», a déclaré Alexandre Goulet, porte-parole délégué par le Conseil d’administration (C.A.) de l’AGEFLESH à l’Assemblée générale de l’association, le 22 janvier dernier. «Les policiers rempliront un rapport et rencontreront certaines personnes.» L’association reconnaît que les chances de récupérer son argent sont toutefois minces.

«Le coffre a été laissé ouvert par mégarde, et ce, pour une période allant de 12 à 24 heures», a ajouté M. Goulet. Il a précisé que l’information n’était sortie qu’en janvier, car les responsables de l’association ont cru pendant un certain temps que l’argent et les chèques avaient été déposés.

Plusieurs membres de l’association se demandaient pourquoi il y avait autant d’argent dans le coffre. «Nous avons tardé à faire un dépôt par manque de temps, ce qui explique qu’il y avait autant d’argent dans le coffre. L’argent s’y accumulait depuis le premier 4@8 de la session d’automne, tenu à la mi-session,» a expliqué Thioro Gueye, ancienne coordonnatrice de l’Association.

Cette dernière reconnaît d’emblée que l’oubli de la clé sur le coffre était son erreur. «Cependant, ajoute-t-elle, il existerait une deuxième clé, qui serait vraisemblablement en possession d’un ancien exécutant, et le code du coffre (également nécessaire pour l’ouvrir, NDLR) n’aurait pas été changé depuis un certain temps.»

En ce qui a trait aux chèques, «certains avaient été émis par quelques-unes de nos associations membres pour des paiements de primes d’assurance et des nouveaux divans de l’AGEFLESH», a ajouté l’ex-exécutante. Elle en profite pour demander aux associations concernées de surveiller l’encaissement des dits chèques. «Les plus gros toutefois, étaient un chèque de subvention salariale provenant de l’Université et celui de notre deuxième versement de cotisations émis par la FEUS.»

La rumeur a également couru que l’exécutif avait refusé d’appeler la police après le constat du vol. «Ce n’est pas le cas, explique Mme Gueye. Nous avons tout simplement décidé de consulter le C.A. avant de prendre quelque action que ce soit.» M. Goulet confirme l’information en expliquant que «l’exécutif, après constat du vol, a décidé ce convoquer un C.A. extraordinaire, lors duquel la décision a été prise de contacter la police». Il précise également que le C.A. a décidé, à la même occasion, «d’adopter la transparence dans ce dossier».

Autres vols

Bien que les vols d’un montant aussi important soient rares à l’UdeS, les petits larcins sont chose courante dans les locaux des associations étudiantes du campus. Pas moins de quatre autres associations se sont également fait voler diverses sommes à la session d’automne ou pendant le temps des Fêtes. Vu le roulement d’étudiants dans les locaux d’associations étudiantes, le problème est difficile à régler. Outre le fait que certaines associations pourraient resserrer leurs mesures de sécurité, l’Université pourrait aussi contribuer à rendre les locaux d’associations plus sécuritaires. Un exécutant d’une association nous a d’ailleurs souligné que plusieurs locaux d’associations du campus ont de graves lacunes de sécurité face auxquelles les associations sont impuissantes. «Un système de caméra plus efficace et le retour aux portes se fermant à clé pourrait sans aucun doute régler une partie du problème», a-t-il conclu.

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