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Categorized | Culturel

Critiques

Posted on 10 février 2009 by admin

Critique de film

Rock’n'Rolla (Rock et escrocs v.f.), Angleterre, 2008, 114 min.

Pier-Olivier St-Arnaud

Est-ce que le nom de Guy Ritchie évoque quelque chose chez vous? Si oui, c’est sans doute que vous avez déjà vu d’autres de ses œuvres, comme le fameux Snatch – tu braques ou tu raques, ou encore l’incomparable Revolver.

Les films de Guy Ritchie ont tous en commun un milieu de vie bien spécifique, celui de la drogue, de l’argent et de la violence reliée au crime. Une fois de plus, il nous montre, avec Rock et escrocs, qu’il est passé maître dans l’art de bien ficeler une histoire qui, à première vue, semble tout à fait chaotique.

 

Ici, ce sont plusieurs histoires qui s’entrecoupent pour n’en former qu’une seule. On y retrouve des petits truands de la rue, de grands gangsters de la vieille école, de la mafia étrangère, et bien évidemment des toxicomanes. La trame narrative s’enrichit d’une narration qui ajoute aux personnages un caractère bien singulier.

Adroitement dirigés, tous les acteurs semblent adorer le rôle qu’ils y incarnent. C’est certainement le cas pour Gerard Butler, qu’on a l’habitude de voir dans des comédies ou des drames sentimentaux comme P.S. Je t’aime. Ici, il semble prendre un malin plaisir à jouer le petit gangster de rue, pas trop futé, qui s’embarque dans n’importe quel coup pour autant qu’il y ait des billets verts au bout du compte.

 

Si vous aimez les divertissements violents, humoristiques et virulents d’action, alors Rock et escrocs est pour vous. La production, le scénario et les acteurs se sont unis pour nous donner un film digne de Guy Ritchie, un film peu connu du public, mais un film qu’on n’oubliera pas de sitôt!

 

Critique de livre

Nos amis les humains, Bernard Werber, 2003, 124 pages.

Christelle Lison

- Où sommes-nous?
- Cela a l’air d’un bocal géant.
- Qui êtes-vous?
- Je suis dompteuse de tigres. Et vous?
- Je suis scientifique. Je fais des expériences.
- Dites, vous n’avez pas l’impression qu’il y a des gens là-derrière qui nous observent?
- Des gens…?

Un homme, Raoul Méliès, grand scientifique, misanthrope, et une femme, Samantha Baldini, dompteuse de tigres, plutôt femme fatale, se réveillent. Ils ne se connaissent pas, mais ils ont un point commun: tous deux sont enfermés dans une cage de verre, quelque part au milieu de l’espace, au milieu de nulle part en fait. Parce qu’en réalité, ils ne savent pas où ils sont, comment ils y sont arrivés, ni pourquoi. Alors toutes les hypothèses sont plausibles: jeu télévisé, stage de survie, intervention divine… Quel que soit le débat et les arguments, cela se termine toujours de la même manière, une dispute. En effet, comment un scientifique et une dompteuse de tigres peuvent-ils tomber d’accord? Comment un homme et une femme peuvent-ils accepter la même explication? Petit à petit, ils obtiennent des récompenses et des punitions en fonction de leurs actions et de leurs comportements, exactement comme les rats de Skinner lorsqu’il étudiait le behaviorisme et les effets du conditionnement.

A travers cette pièce de théâtre construite sur un unique dialogue, Werber nous fait vivre une aventure de science-fiction. Ainsi, au fil du livre, on apprend que l’homme et la femme sont en fait les derniers représentants de la Terre et donc les derniers humains. Et finalement, au-delà de la difficulté de se comprendre, de survivre et de s’aimer, ils vont devoir résoudre l’ultime question cruciale: l’humanité mérite-t-elle d’être sauvée?


Critique de CD

Phase 2: Amidst The Madness, Special Ops, Special Ops Socan, 2007

Acclamé par de nombreux critiques à travers le Québec, Special Ops revient avec un deuxième opus, Phase 2: Amidst The Madness. Ce quatuor anglophone montréalais donne dans la musique métal et certains osent même décrire son style comme un mélange de Nickelback, de System of a Down et de Nirvana.

Sarah Saïdi

D’un côté, cette description s’avère pertinente, car la musique des Special Ops est fortement teintée d’accents rock. De l’autre, les comparer à System of a Down relèverait presque du blasphème puisqu’ils ne possèdent ni la complexité musicale, ni la singularité de ce groupe culte.

 

Malgré leur son accrocheur et leur dynamisme indéniable, il semble encore manquer aux Special Ops l’étincelle magique d’originalité et de talent qui permet aux groupes émergents de sortir du lot. Les rythmes de batterie sont souvent d’une monotonie décevante, en particulier sur la première chanson, Anger is Creeping. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette chanson a été mise en nomination pour recevoir un prix TEMA (Toronto Exclusive Magazine Awards) à Toronto dans la catégorie Meilleure chanson rock.

 

Heureusement, la guitare récupère le manque de diversité de l’album par sa présence énergique et assurée. Le duo vocal composé d’Abe Froman et d’Akbar Johnson, aussi guitariste du groupe, donne une touche d’harmonie très agréable à entendre. Quant aux paroles, elles n’ont rien à envier aux standards des groupes du genre, mais ne se démarquent d’aucune façon particulière.

Au final, les chansons de Phase 2: Amidst The Madness forment un tout homogène d’une qualité fort acceptable, bien qu’elles souffrent souvent de l’absence d’originalité des lignes mélodiques. Cet album plaira sûrement aux amateurs de rock et de métal, peut-être même de punk, mais n’a rien à offrir de particulier ou de notable à cette scène musicale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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