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Categorized | Culturel

De la musique d’ici à écouter… et à exporter!

Posted on 23 février 2009 by admin

Deux talentueux Sherbrookois flirtent avec les grands du folk, visitent l’Europe et l’Amérique avec leurs refrains rock et poétiques et ont lancé en novembre dernier ce qui est probablement le disque le plus prometteur de son genre. Connaissez-vous Jake and the Leprechauns?

Valérie Godhue

La formation Jake and the Leprechauns montera sur la scène du Théâtre Granada le 27 février prochain pour offrir les pièces folk rock de son tout dernier album, A Long Dash (Followed by Ten Seconds of Silence).

Au duo initial formé par Philippe Custeau et Charles-Antoine Gosselin, s’ajouteront quatre musiciens qui viendront donner vie aux chansons d’un style qu’on compare souvent à ceux de Neil Young et Tom Waits, ou encore à ceux de Radiohead, Damien Rice et Patrick Watson, dont ils ont notamment assuré la première partie.

Un style si composite qu’il reste non défini? Non, il s’agit plutôt d’une constante évolution, comme le mentionne M. Gosselin: «On cherche toujours à pousser nos limites, à aller plus loin. Je serais malheureux de trouver « le » son, puis de toujours faire des chansons qui reprendraient la même recette.» M. Custeau renchérit: «On est encore ouverts à l’expérimentation, on ne s’est pas bornés à se dire qu’on avait trouvé qui on était, que ça s’arrêtait là. On continue à essayer des choses en studio: c’est ça notre fun

Ce plaisir se transpose aussi en prestation: «Quand on est sur la scène, on se laisse aller, avouent-ils. La formule en spectacle est un peu plus définie, puisqu’on est six musiciens et qu’on doit déterminer qui fait quoi. Ça complète bien la partie studio où on fait plus d’expérimentation.» La multiplicité des talents sur scène permet de reproduire le fruit des nombreuses collaborations sur le disque, ce qui en fait un spectacle assez fidèle.

Les influences américaines

Si le duo francophone de souche chante en anglais, il explique son choix par les nombreuses influences musicales américaines et par l’importance du séjour de l’auteur des textes, Philippe Custeau, dans le Midwest américain: «J’ai vraiment découvert beaucoup de musique en étant aux États-Unis. On nous parle souvent du feeling de notre musique, et je pense que ça a rapport avec les grands espaces que j’ai connus dans le Midwest. C’est quelque chose qui m’a beaucoup touché.»

Chanter en anglais n’est donc pas un choix commercial pour la formation, au contraire: «Si on chantait en français, ça nous aiderait probablement au Québec, étant donné qu’on ne fait pas nécessairement de la musique commerciale. On se nuit peut-être, mais on chante en anglais parce que c’est naturel.»

L’anglais a par contre probablement facilité la diffusion de Jake and the Leprechauns partout dans le monde, particulièrement grâce au site MySpace. «C’est bien comme outil parce que ça nous permet aussi de dire aux gens d’aller voir le site pour lire les plus récentes nouvelles», indique M. Gosselin. Pour un avant-goût du spectacle, c’est donc un rendez-vous au www.myspace.com/jakeandtheleprechauns.

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