Jordan Bédard-Lessard
La première semaine du mois de février marquait la 19e édition de la semaine provinciale de prévention contre le suicide. Cet évènement a pour but de sensibiliser la population au problème du suicide chez les Québécois. Lors de cette occasion, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), Bruno Marchand, a rappelé que le suicide est toujours le tueur numéro un chez les hommes de 20 à 40 ans. Celui-ci a également exposé que le Québec a le taux de suicide le plus élevé parmi les provinces du Canada. Plus localement, le RÉS? (Réseau d’organismes engagés pour réduire le suicide chez les hommes) a organisé, le 3 février dernier, un forum estrien sur ladite question. Les principaux objectifs: informer, partager et mobiliser afin de contrer le haut taux de suicide chez les hommes en Estrie. En effet, environ 80% des suicides sont commis par des hommest. Voilà pourquoi RÉS? sollicite divers organismes dans la région de Sherbrooke, par l’entremise d’une charte d’engagement, et vise le changement dans une perspective à long terme via la mise sur pied de rencontres d’information à l’intention des proches des individus en difficulté.
En ce qui concerne JEVI, cet organisme communautaire ayant pour mission la promotion du mieux-vivre et la prévention du suicide en Estrie, il reste un intermédiaire par lequel s’effectue toute cette démarche. Oeuvrant depuis 1986, de nombreux services sont offerts tant aux personnes à risque qu’à leurs connaissances et aux gens endeuillés. Qu’il s’agisse de suivis thérapeutiques, de groupes de soutien, de formation auprès d’intervenants, de recherche et de développement ainsi que d’interventions téléphoniques, toute cette aide se veut entièrement gratuite et disponible à tout âge. Pour obtenir plus d’informations, leur site internet http://www.jevi.qc.ca est très complet quant aux différentes démarches énumérées précédemment.
Il est à noter que plusieurs autres ressources sont présentes, tel que le Centre de santé et de Services Sociaux de Sherbrooke. Ce dernier propose des évaluations, des conseils et le support Urgence-Détresse, qui est une ligne téléphonique ouverte en tout temps. L’Université de Sherbrooke, de par son service de psychologie, contribue tout autant à la tâche. Moyennant une légère somme à chaque visite, les étudiants peuvent entamer un processus permettant plusieurs rencontres avec un spécialiste ou bien une consultation éclair, qui se résume en un seul entretien. Diverses activités de groupes sont aussi accessibles; pour de plus amples informations, les bureaux de psychologie se situent au second étage du Pavillon de la vie étudiante. Quoi qu’il en soit, avec tant de ressources, il est bel et bien possible d’agir face au suicide, car la solution réside avant tout dans la compréhension.

