Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/collecti/public_html/wp-includes/class-wp-walker.php(1) : regexp code(1) : eval()'d code on line 1

Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/collecti/public_html/wp-includes/class-wp-walker.php(1) : regexp code(1) : eval()'d code on line 1
imprimer cette article imprimer cette article

Categorized | Éditorial

Une idée folle

Posted on 23 février 2009 by admin

Vous le savez (enfin, si vous êtes imperméable à la pluie d’informations qui s’abat chaque jour, vous ne le savez pas, et ce texte pourra être pour vous une charmante bruine) la question du décrochage scolaire fait son ixième comeback dans les nouvelles et, non, les pages du Collectif ne seront pas épargnées par l’ondée!

Sarah Saïdi

Il y a quelque temps, la pédagogie a commencé à me fasciner. Pourtant, mon domaine d’études ne m’incite en rien, ou si peu, à développer un tel intérêt. C’est arrivé comme ça, un matin, je me suis redressée dans mon lit avec l’idée de révolutionner la pédagogie de la grammaire française. En d’autres mots, j’avais envie de convertir tous les gens à ma passion (ne vous inquiétez pas, j’en ai d’autres, et plus vives encore!). Mon cerveau s’est alors mis à bouillonner d’idées farfelues qui donneraient la piqûre de la grammaire aux écoliers. Cette idée m’excitait tellement que je serais accourue à l’Université pour changer de programme dès le lendemain… Mais où m’en vais-je donc avec toute cette histoire, moi, pauvre illuminée férue de grammaire? Pour l’instant, soyons honnêtes, pas plus loin qu’au prochain paragraphe.

Depuis ce matin fatidique, la raison m’est toutefois revenue sans pour autant faire disparaître mon nouvel intérêt. J’ai donc entrepris de continuer ma réflexion sur la question de la pédagogie plus posément – et c’est ici que j’insère subtilement la question du décrochage. Dès le début, l’interrogation suivante m’a servi d’assise: pourquoi vous et moi continuons encore et toujours à nous échiner sur les bancs d’école alors que d’autres se sont lassés avant même de terminer le secondaire? Cela me fait d’ailleurs m’interroger sur la question de départ de tous ces préoccupés ministres et spécialistes de l’éducation qui cherchent depuis belle lurette à régler cet épineux problème. Enfin, je ne m’égarerai pas plus loin sur ces chemins nébuleux et inconnus et clorai aussi rapidement que je l’ai ouvert ce début d’insinuation malveillante.

Les réponses à mon interrogation sont nombreuses: contexte familial difficile, difficultés de comportement, manque de soutien, d’intérêt, de ressources, groupes trop chargés, etc. Sans vouloir discréditer les réponses précédentes, aussi valables les unes que les autres, j’aimerais proposer la mienne, celle que je n’ai lue nulle part, celle qui suggère que la manière d’enseigner des professeurs joue aussi un rôle déterminant dans cet enjeu. Je ne prétends pas révolutionner la question, au contraire. Je désire simplement apporter mon point de vue d’étudiante qui a traversé, avec ses hauts et ses bas, 18 ans d’école. Malgré l’influence des éléments mentionnés plus tôt, je crois que l’approche d’un professeur peut faire toute la différence. Peut-être est-ce une idée utopique, mais un maître véritablement passionné par son sujet et par ses élèves, qui sait les stimuler par son dynamisme et son originalité peut faire une énorme différence et donner aux jeunes le souffle qui leur manque pour continuer leurs études jusqu’au bout. L’idée d’un médecin incompétent effraie, mais l’idée d’un pédagogue morne, blasé ou ennuyant n’apporte que soupirs de découragement et prévisions de somnolence. L’avenir des jeunes québécois n’a-t-il pas autant d’importance que leur santé? D’accord, augmentez les ressources et améliorez les conditions d’enseignement, mais de grâce, misez sur la qualité des enseignants! Ce sont les moches que l’on devrait pouvoir compter sur les doigts d’une main et non l’inverse…

Internet, futur meilleur ami du prof?

Une autre voie de solution, selon certains penseurs, se trouve peut-être dans une meilleure intégration du multimédia aux cours. Les étudiants d’aujourd’hui possèdent tout un monde de connaissances qu’ils peuvent consulter à toute heure, à toute vitesse. Quel poids peuvent avoir des profs d’une autre génération face à la pédagogie d’Internet? Plume. Mais quel poids peuvent avoir des profs qui profitent de toutes les facettes du multimédia pour développer et enrichir un enseignement adapté à la réalité de leurs élèves? Lourd!

Comments are closed.