Chronique développement durable
En achetant un vêtement, peu de gens se soucient de l’impact de sa production sur l’environnement, de sa durée de vie et de ce qu’ils en feront une fois qu’ils n’en voudront plus. Nos choix vestimentaires ont toutefois des impacts environnementaux importants et les alternatives qui s’offrent à nous sont nombreuses et intéressantes. Équiterre a récemment concocté un guide du vêtement responsable qui nous livre de précieux conseils et nous informe sur les enjeux sociaux et environnementaux qui se cachent derrière un simple t-shirt!
Véronique Racicot
Les fibres synthétiques sont issues de matières naturelles, mais leur transformation en textile nécessite l’utilisation de nombreux produits chimiques. Certaines d’entre elles peuvent cependant offrir à un vêtement une grande durabilité, alors, dans ce cas, le synthétique peut être un choix écologique si la personne qui l’achète l’utilise longtemps. Pour ce qui est des fibres naturelles, bien que leur nom semble rimer avec écologie, leur production peut ne pas l’être; le coton en est un bon exemple. Cependant, le chanvre, le lin, la laine de mouton et d’alpaga ainsi que la soie figurent parmi les fibres naturelles les moins polluantes. Chacune de ces fibres a des propriétés particulières; il suffit de choisir celle qui répondra le mieux à nos besoins.
Parlons coton !
Bien que le coton soit la source de fibres la plus utilisée dans l’industrie du textile depuis fort longtemps, sa production est extrêmement polluante. L’utilisation de produits chimiques est abondante en plus de nécessiter une grande consommation d’eau et d’épuiser les sols. Au plan éthique, le travail forcé des enfants dans certains pays qui sont d’importants producteurs y est malheureusement associé. Le coton équitable et biologique est une alternative intéressante et accessible.
Des fibres équitables
Avant 1980, l’industrie du textile était dominante dans les pays du Nord. Aujourd’hui, les compagnies voulant minimiser leur coût de production relocalisent leurs usines dans les pays du Sud et font travailler des gens dans des conditions de misère. La certification équitable est basée sur sept principes donnant la chance aux travailleurs et petits producteurs d’améliorer leurs conditions de travail et les conditions de vie de leur communauté, tout en ayant des pratiques respectueuses de l’environnement. La coopérative de solidarité FibrEthik est un bel exemple de commerce équitable dans le domaine du textile. Pour en apprendre davantage sur ce type de commerce, visitez leur site Internet au www.fibrethik.org.
Passer à l’action !
Dans un premier temps, il faut s’interroger sur nos besoins et mettre de côté certains de nos désirs. Réduire notre consommation de vêtements est certainement le premier changement à adopter nous permettant de réduire à la fois notre impact sur l’environnement et nos dépenses. Redonner une seconde vie à ses vêtements en magasinant dans les friperies et en allant y porter les vêtements dont nous voulons nous départir est aussi un moyen à privilégier. La grande accessibilité aux vêtements nous fait parfois oublier qu’il vaudrait mieux réparer un vêtement abîmé que d’aller en acheter un autre pour le remplacer. Finalement, si vous décidez d’acheter des vêtements neufs, prenez le temps de bien les choisir. Optez pour des vêtements plus sobres et de qualité afin de les porter le plus longtemps possible. Privilégiez les vêtements fabriqués dans la province ou dans le pays et faits de fibres équitables et biologiques. Toutefois gardez en tête «qu’un gilet en moins vaut mieux pour l’environnement qu’un gilet bio de plus».
Source pour cet article : www.equiterre.org

