Un marché de solidarité régionale
20 avril 2009
Les Amis de la Terre ont mis en place il y a quelques années un marché original et audacieux pour offrir aux producteurs de la région un nouveau mode de distribution – et par le fait même, offrir une option aux Estriens qui souhaitent consommer davantage d’aliments locaux.
Fanny Moffette
Faire son épicerie à la mode de chez nous
Chacun des producteurs a une page sur le site Internet des Amis de la Terre avec la liste des aliments à vendre. Vous n’avez qu’à cocher et hop! le produit s’ajoute à votre commande. Une journée toutes les deux semaines, les clients se présentent au point de distribution avec leurs propres sacs (pour l’instant au coin des rues King Ouest et Queen, mais sous peu sur le campus de l’Université de Sherbrooke). Des bénévoles aident à prendre les aliments de la commande de chacun des clients, puis le paiement est effectué avec une carte de débit.
Les producteurs vendent des produits laitiers, de la viande (bœuf, veau, poulet, agneau, porc et autres) vendue congelée, du poisson (truite d’une ferme piscicole), des produits boulangers, des légumes, des plats pré-préparés, certains produits céréaliers, et la liste continue! Ces productions locales, si elles ne sont pas bios, sont pour le moins produites dans le respect de l’environnement. Du café, du thé et du chocolat, certifiés équitables, sont également offerts.
Des avantages… et des inconvénients
Pour ceux qui désirent contribuer à l’environnement et au développement de leur région, le marché de solidarité régionale révolutionne la façon de faire son épicerie en permettant de découvrir de nouveaux produits, de sympathiser avec les bénévoles, de créer des emplois en région, de minimiser les pertes (ce qui est apporté au marché est nécessairement commandé par quelqu’un), de diminuer les gaz à effet de serre et la quantité de déchets (les emballages sont réduits dans la mesure du possible) et finalement, de financer de nouveaux projets d’un organisme à but non-lucratif.
Qui dit nourriture locale, dit aussi légumes saisonniers. L’hiver, seuls certains légumes sont disponibles, comme les carottes, les champignons ainsi que des fruits des champs congelés. Ainsi, il est de façon générale nécessaire de compléter son épicerie dans un autre marché, pour faire, par exemple, ses achats de riz, de noix, de lait de soya, etc.
Les prix
Pour adhérer au groupe d’achats, 20$ doivent être déboursés annuellement. Par la suite, les Amis de la Terre ajoutent 15% sur la facture pour financer leurs activités. De façon générale, les supermarchés ont des marges de profits beaucoup plus élevées. Le marché de solidarité régionale comporte donc des produits nettement compétitifs et d’autres produits dont les prix sont légèrement supérieurs à ceux des grandes surfaces.
Aujourd’hui, l’initiative sherbrookoise a fait des petits: d’autres marchés de solidarité régionale ont ouverts leurs portes dans différentes régions du Québec à la grande satisfaction des «locavores», la nouvelle appellation des personnes qui privilégient l’alimentation locale.
Les intéressés pourront consulter le site Internet des Amis de la Terre de l’Estrie au www.atestrie.com.
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