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Finale de la KOCUS: l’art de l’improvisation

Posted on 20 avril 2009 by admin

Le 14 avril dernier a eu lieu la finale de la KOCUS, la ligue d’improvisation de l’Université. Un match haut en couleur, en rires, en gags et autres boutades de tous genres s’est déroulé dans une ambiance joviale et a, au terme d’une lutte acharnée, été remporté par l’équipe des Verts, menée par Alex Martin, son honorable capitaine. Mais qui sont donc ces joueurs, étudiants de notre Université qui, chaque mardi, se retrouvent sur la patinoire pour en découdre à coup de répliques et de rires?

Jérémy Wauquier

Quoi de mieux pour se détendre avant la période des examens que de siroter une bière devant un match d’impro de la KOCUS. Vous pourrez vous asseoir au choix dans un sofa ou sur une chaise en dur et voter pour votre équipe favorite. Si vous n’avez jamais assisté à un tel événement, je ne puis que vous conseiller chaudement de vous précipiter mardi prochain à 20h au Kudsak pour découvrir les joueurs préférés du public lors du match d’étoiles. Bons moments garantis!

Afin de mieux comprendre ce qui anime l’esprit des joueurs soumis à l’art de l’improvisation sous les yeux du public et des feux de la rampe, nous sommes allés interviewer une joueuse de l’équipe des Verts, Lauréanne Dano, qui a fait son entrée cette session à la KOCUS. «J’ai adoré mon équipe» commence-t-elle, avant de souligner que l’ambiance qui règne dans la ligue est essentielle pour produire un jeu de qualité. «Il n’y a que peu d’esprit de compétition, c’est vraiment précieux, et je crois que ça se sent dans la qualité du jeu que nous donnons.»

La pratique de l’impro: un exutoire pour la vie de tous les jours

Certains font du sport pour se défouler, sortir de la routine et des pressions quotidiennes. D’autres utilisent l’improvisation aux mêmes fins. Lauréanne Dano parle de «défouler son mental». Elle conçoit le jeu sur la patinoire (l’espace de jeu est en effet délimité par une «patinoire» sans glace) comme un moyen de communiquer de façon humoristique ou comique: «J’ai une liberté presque totale, quand je dis quelque chose, ce n’est pas moi, c’est mon personnage. Je peux ainsi faire passer des messages.» Elle en profite ainsi pour glisser des commentaires sur l’actualité, sur des sujets qui la touchent, toujours dans le but de décrocher un sourire amusé ou un éclat de rire.

Des moments forts

Parmi les moments forts de la rencontre, une improvisation où deux personnages étaient enceintes… avec un temps de gestation de 20 secondes. Nous eu avons l’immense privilège d’assister à une petite scène d’accouchement, au bas mot. Ou encore une scène de cruisage à base de phrases de moins de quatre mots. Nous avons également été plongés au cœur d’un western digne des meilleurs westerns spaghettis durant lequel deux frères ennemis cherchaient à venger un père censé être mort…

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