L’éternel éditorial sur la fin de session, eh non, vous n’y échapperez pas! Toutefois, j’ose penser que j’innove non pas en vous communiquant mes frustrations sur la charge gargantuesque de travaux qu’on nous dégorge dessus, mais plutôt en vous présentant le fruit mûr de ma cuvée de travaux hiver 2009.
Sarah Saïdi
Soyez-en certains, j’aurais aimé vous servir une réflexion sur un sujet brûlant d’actualité, mais mon esprit obnubilé par les cookies en aura décidé autrement. Le fait que YouTube soit censuré en Tunisie a aussi fait pencher la balance, mais ça, c’est une autre histoire… Revenons à nos moutons, les cookies. Je parle bien entendu de ces petits fichiers informatiques à la réputation plus que croustillante. Et puis, si nous devons parler d’informatique, mélangeons l’utile à l’agréable en continuant d’incorporer des termes gastronomiques, si vous le voulez bien.
Ne nous le cachons pas, la plupart d’entre nous préférons nous gaver de on-dits plutôt que d’effeuiller le web à la recherche de la vérité sur ces fameux biscuits. Alors, c’est quoi qu’on-dit? Qu’ils propagent des virus, peuvent être lus par n’importe qui, découvrir qui on est, saturer notre disque dur, fouiller notre garde-robe, nous espionner sous la douche, ou pire, découvrir notre amour secret! Franchement, je nous comprends, humains, d’entretenir des mythes pour donner du piquant à la vie. Revenons néanmoins à la réalité: les cookies ne font rien de cela. Rien? Rien!
En fait, ce sont des fichiers textes. Les accuser de transmettre des virus, c’est comme dire que le fromage cause des caries, c’est contre nature. Ce sont les programmes qui permettent de télécharger des virus. N’importe quel coquin ne peut pas lire les données des cookies pour la bonne raison que celles-ci sont l’exclusivité du serveur (web) du domaine qui les a générés. Ajoutons que ces charmants «biscuits» sont reliés au navigateur, pas vous, mais Firefox, Explorer ou encore Safari. Donc, impossible pour eux de découvrir votre vraie identité, à moins, bien entendu, que vous la lui donniez tout cuit dans le bec!
Tels le sirop et la crêpe, les biscuits et lait, le ketchup et le pâté chinois, les cookies et Internet sont inséparables. Imaginez un instant naviguer sans les cookies. Le chargement d’une page que vous venez de consulter ne se ferait pas instantanément, vos préférences seraient constamment à rechoisir, vous bouilliriez de rage de voir et de revoir les mêmes publicités, mais surtout, l’achat sur Internet serait ardu, voire impossible. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les cookies ont été inventés. Ils gardent en mémoire les objets déposés dans votre panier. Bref, sans le coup de pouce de ces petits fichiers témoins, une grande partie de web ne pourrait plus exister. Alors, elle leur vient d’où cette réputation de crapules?
Des cookies de mauvais goût
Eh bien, je ne vous surprendrai pas avec l’affirmation suivante. Comme l’appât du gain motive souvent les foules, certains (lire: les boîtes de pub et de marketing) on vu dans les cookies un moyen de faire encore plus d’argent.
Il existe donc une variété evil des cookies: les tracking cookies. Comme ils sont liés à la publicité, on peut les lire de n’importe quel site web. En plus, ils reconnaissent les navigateurs, et ainsi sont habilités à suivre le parcours d’un internaute. De cette manière, c’est un jeu d’enfant de découvrir ses goûts et de mieux cibler la publicité qu’on lui propose, non seulement sur un site, mais partout sur Internet. Coupons tout de même la poire en deux. Si l’on fournit un faux courriel et si l’on s’abstient de dévoiler nos renseignements personnels à tout-va, ces méchants garnements n’auront que de l’information plutôt large. Les recoupements pour découvrir notre identité ne se feront donc pas comme dans du beurre…

