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Categorized | À la une, Campus

La Fondation FORCE et le REMDUS en eaux troubles

Posted on 20 avril 2009 by admin


L’univers de la politique étudiante de l’Université de Sherbrooke est chamboulé par une mobilisation importante d’étudiants internationaux. Les dernières assemblées générales des associations se sont déroulées sous une tension évidente entre les étudiants exécutants au sein de la Fondation FORCE et du REMDUS et la mobilisation de certains étudiants internationaux dans le dessein de contrer l’augmentation de leurs frais de scolarité.

Emmy Grand-Maison

L’assemblée générale de la Fondation FORCE tenue le 8 avril dernier a fait les frais de la mobilisation de certains étudiants internationaux. Ceux-ci ont longuement questionné le conseil d’administration sortant sur le rôle qu’a joué la Fondation dans le dossier de la hausse des frais de scolarité des étudiants internationaux. La réponse commune du président de la Fondation FORCE, M. Jean-Philippe Morin, et du président de la FEUS, M. Nicolas Delorme, comme quoi ce sujet relève de l’administration de l’UdeS, n’a en rien calmé les esprits.

Le début d’une tempête

La tension a encore monté d’un cran au moment du décompte des représentants étudiants ayant un droit de vote pour élire le prochain conseil d’administration. Le déroulement de l’assemblée, déjà houleuse, a alors frôlé la cacophonie. À la fin de la réunion, les six postes ouverts au conseil d’administration avaient été comblés. Le président sortant a vu son mandat renouvelé et il pourra compter sur l’arrivée de cinq nouveaux venus qui font partie du regroupement des étudiants internationaux autour de la table.

À la suite de la polémique du conseil d’administration de la Fondation FORCE, l’assemblée générale annuelle du REMDUS s’est annoncée dans la même veine le 15 avril. Un courriel de mobilisation a été envoyé par le regroupement des étudiants internationaux et un guide indiquait même le local de l’assemblée à ses collègues. Benoit Fraikin a présidé l’Assemblée composée d’environ 130 étudiants (la plus grosse depuis la grève de 2005) au diplôme, à la maîtrise et au doctorat de l’Université de Sherbrooke.

Candidatures coulées

La première candidature discutée a été celle de Julie Chouinard, vice-présidente aux affaires académiques. Mme Chouinard étant actuellement en voyage au Japon, sa candidature était-elle admissible malgré qu’elle soit absente physiquement? Tous les étudiants préalablement impliqués dans la vie étudiante étaient en faveur de la candidature de Mme Chouinard, mais tous les étudiants internationaux mobilisés se sont prononcés contre. La candidature a été refusée. Cela donne une idée du poids de la majorité qui régnait à l’assemblée. Ensuite, la deuxième candidature remise en question était celle de Ludivine Mas, candidate au poste de vice- présidente interne. Mme Mas est actuellement employée au REMDUS. Sa candidature est-elle valide, malgré son poste au sein de l’association? Contestée, Mme Mas a choisi de retirer sa candidature avant le recomptage des votes, qui indiquait 64 contre et 63 pour.

Trois capitaines, un seul bateau

Le regroupement des étudiants internationaux a réussi son objectif, soit de mobiliser plus de personnes que les étudiants qui assistent habituellement aux assemblées générales du REMDUS. L’assemblée est passée à la première élection presque une heure après l’ouverture du point. Maurice Ngoko a été le premier candidat à se présenter pour le poste de président. Dès le départ, M. Nogoko se prononce, avec des propos enflammés sur la race et la responsabilité envers les étudiants internationaux. Allant même jusqu’à qualifier le REMDUS de «boîte noire», il utilise des termes de combat et affirme que les étudiants internationaux doivent combattre ceux qui n’ont pas agi contre l’augmentation des frais de scolarité. À Sherbrooke depuis deux mois seulement, Maurice Ngoko affirme assumer la mobilisation de tous les étudiants internationaux pour changer ce qui se passe au REMDUS. Il ne veut pas que la «dynastie» reste au REMDUS; «Je vous demande que ce ne soit pas que des étudiants québécois au REMDUS, et que ca devienne votre association (s’adressant aux étudiants internationaux).»

Dès la fin de son discours politique, Maurice Ngoko a retiré sa candidature et invité tous les étudiants présents à voter pour le candidat Barham Thiam, créant un débat entre M. Thiam et l’autre candidat à la présidence, Jean-François Wehrung. Le retrait de M. Ngoko a ainsi empêché la division des étudiants internationaux entre deux candidats du même parti. Les étudiants internationaux étant majoritaires, il s’agissait d’une démission stratégique que Christelle Lison, présidente sortante du REMDUS, a tenu à préciser en début de séance. Malgré tout, les règles du REMDUS sont claires, un candidat est dans son droit de se retirer dès la fin de son discours et aucun débat n’est autorisé. Pour clore le tumulte que la décision de M. Ngoko a déclenché, un étudiant international a tenu à préciser: «on a balancé un poignard dans le dos du REMDUS, mais ça fait partie du jeu.»

Un capitaine seul au REMDUS

Puis, c’est au tour de Barham Thiam de présenter sa candidature. L’actuel vice-président au développement durable remercie les gens de leur forte présence. Il a parlé de s’approprier le REMDUS, tout en assurant que même s’il devait diriger seul le REMDUS, il s’assurerait de tenir rapidement de nouvelles élections qui seraient accessibles à tous. Il a promis que si les étudiants internationaux continuaient la mobilisation, ils réussiront à bloquer l’augmentation de 100 000$.

Quant à Jean-François Wehrung, il a mis de l’avant un programme élaboré, méticuleux et précis, misant sur la structure. Il a défendu sa candidature en tant que président du REMDUS et vanté son expérience dans le domaine.

Barham Thiam a été élu avec une forte majorité de 80 votes contre 52 votes pour Jean-François Wehrung. De plus, l’assemblée ayant voté pour la chaise pour tous les autres postes, le REMDUS se retrouve sans équipe. L’Assemblée a été suspendue et reportée à une date ultérieure qui devra être déterminée par le conseil d’administration, la seule instance possédant le pouvoir de le faire actuellement. Ainsi, l’intégration des stagiaires postdoctoraux n’a pas été enclenchée, les employés ne savent pas si leur contrat sera renouvelé et le dossier de la table des indépendants reste en suspens.

6 Comments For This Post

  1. Africain Says:

    Bande de raciste ,Manger la ,,marde astiiiiiit
    Vous croyez que c est un couts d etat vous n avez encore rien vu.vous n avait meme pas une esprit de fair play si on vous gagne laisser les gens travailler et vous pourriez le sanctionner comme on vous as sanctionner mes tabarnaks

  2. pas important Says:

    Je me demande de quel « regroupement d’étudiants internationnaux » vous parlez!!! À ce que je sache il n’yavait pas d’association présente, que des personnes exprimant leur vote individuel.

    C’est hallucinant qu’un journal étudiant soit aussi partial, et incapable d’être objectif!!!!! C’est quoi votre fonction au juste? Reporter des faits ou alors prendre position? Je me le demande bien!

    Description totalement partialle, déformation de propos, prise de postition, propos xénophobes frisant même le racisme!

    Est ce parce que c’est un étudiant internationnal qui est Président que le Remdus va sombrer comme le Titanic? Ou bien parce qu’il ya des étrangers (qui plus est NOIRS) sur le CA de la Fondation Force que celle-ci va sombrer!

    Je pensais qu’à Sherbrooke on avait intégrer la diversité, qu’on était au dessus de cela, je pensais qu’on acceptais les gens et qu’on encourageait l’initiative, et les personnes brillantes!!

    je suis déçue, mais alors profondément! J’ai honte de mon université! C’Est dommage qu’on ne puisse rien faire contre!

    Vive la liberté d’expression qui sert à manipuler les opinions!

  3. Marc Oliver TOURE Says:

    Bonjour!

    J’ai lu votre article et il est rempli de préjugés SCAN-DA-LEUX.
    Alors comme ça, il est si INAPPROPRIE ques des étudiants internationaux, majoritaires en nombre et véritables VACHES A LAIT, s’intéressent de près au REMDUS???! Alors comme ça, les étudiants étrangers ne sont pas assez INTELLIGENTS pour diriger MAIS ils le sont assez pour côtiser et la fermer.
    Vous décrivez un processus démocratique normal, voir banal comme si c’était du jamais vu!! Quoi? parce qu’il s’agit de noirs??
    Chacun son programme, donc ses priorités. Les intérêts des étudiants internationaux, même s’ils divergent de ceux des autres étudiants, ne sont pas moins fondés, logiques, pleins de bon sens. Et pourquoi en serait-il autrement?? Qui autres que les étudiants non québécois connaissent LEURS réalités??
    Au lieu de FELICITER une preuve réelle d’intégration, d’implication à la vie étudiante des étrangers, vous en faire un vrai DRAME, un COUP D’ETAT!!
    Les vrais visages se découvrent, tant mieux!

  4. Nicolas Jourdain Says:

    Quelle surprise, des étudiants internationaux crient au racisme. Ayez au moins la décence de débattre des faits plutôt que de jouer à la victime et de tomber dans l’insulte gratuite.

    Certains étudiants internationaux devraient comprendre que ceci n’est pas une guerre, malgré les paroles démagogues qui ont pu être entendues lors de l’AG du REMDUS. Le REMDUS était très actif dans le dossier des frais de scolarité des étudiants internationaux, donc en paralysant l’association, vous ne vous êtes que tirés dans le pied. De plus, avec le manque de respect que certains ont démontrés pendant l’AG, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’étudiants qui voudraient maintenant travailler à faire avancer ce dossier.

    Très bon article, je crois que ça représente bien la réalité. Il n’existe peut-être pas de regroupement formel pour représenter tous les étudiants internationaux, mais de toute évidence, ceux qui étaient présents à l’AG du REMDUS ce sont mobilisés dans le même but et ont toujours voté du même bord. Ayez le courage d’assumer réellement ce que vous avez fait, et ne criez donc pas au racisme lorsqu’on ose confronter la situation qui a eu lieu.

  5. Jean Luc Houédanou Says:

    Juste pour calmer les esprits, le problème de fond est que cet article ne respecte pas les standards d’objectivité auxquels doivent se conformer tous les journalistes. Je donne quelques exemples révelateurs de la tonalité générale de l’article, et je vous laisse vous faire votre opinion
    1 – « Tous les étudiants préalablement impliqués dans la vie étudiante étaient en faveur de la candidature de Mme Chouinard, mais tous les étudiants internationaux mobilisés se sont prononcés contre. » :
    2 – « Puis, c’est au tour de Barham Thiam de présenter sa candidature.
    L’actuel vice-président au développement durable remercie les gens de leur forte présence. Il a parlé de s’approprier le REMDUS, tout en assurant que même s’il devait diriger seul le REMDUS, il s’assurerait de tenir rapidement de nouvelles élections qui seraient accessibles à tous. Il a promis que si les étudiants internationaux continuaient la mobilisation, ils réussiront à bloquer l’augmentation de 100 000$.
    Quant à Jean-François Wehrung, il a mis de l’avant un programme élaboré, méticuleux et précis, misant sur la structure. Il a défendu sa candidature en tant que président du REMDUS et vanté son expérience dans le domaine »

    Tant qu’a « représenter la réalité » , autant le faire correctement: le collectif n’a pas à prendre position , il doit juste faire son travail,qui est d’informer les étudiants de l’université de sherbrooke. point.
    Comprenez alors qu’après avoir vu dans cet ordre, la couverture, cet article, et l’éditorial de la « marmotte révoltée », l’étudiant international que je suis s’est senti frappé d’ostracisme et se demande juste où est passée l’objectivité dont les journalistes du collectif ont l’habitude de faire preuve et surtout à quel titre un organe de presse sensé être indépendant se permet de confronter la situation qui a eu lieu.

  6. Étudiant du REMDUS Says:

    « La haine équivaut à un reproche que l’on n’ose pas faire à soi, à une intolérance à l’égard de notre idéal incarné dans autrui.  »
    Emil Michel Cioran (1911 – 1995)

    N’oublions pas ceci : Les articles du Collectif, aussi imprécis et imprudents qu’ils puissent être, sont une réaction à un évènement. Plusieurs propos de l’article choquent malheureusement la communauté noire. Pourtant, un nombre AU MOINS égale de propos tenus aux assemblées du REMDUS et de la fondation FORCE sont totalement inacceptables. Mais, curieusement, aucun membre de la communauté noire ne s’y objecte. Les blancs seraient-ils victimes de racisme ??? La ségrégation raciale est une forme bien connue de racisme. Les blancs et les noirs ne pouvant pas être dans la même école, dans le même hôpital, ou encore dans le même comité… En se réunissant ainsi (que des noirs à la fondation force et surtout des noirs au REMDUS), un petit groupe (je continue d’y croire) de la communauté noire a voulu « tasser » par la force ceux qui donnaient généreusement de leur temps et, qui plus est, en les insultants sans le moindre respect. Tout ça, au vu et su de tous. Ces personnes qui supportaient même la cause des étudiants internationaux !! Pourquoi !? Sincèrement, je ne comprends pas…

    « Jamais la haine ne cesse par la haine. »
    Bouddha

    Je demande maintenant ceci; si vraiment la source de toute cette colère est l’augmentation des frais de scolarité des étudiants internationaux, pourquoi se mettre à dos une très grande partie de la communauté universitaire ? La stratégie ne devrait-elle pas être d’essayer de convaincre les autres étudiants et, dans un futur pas trop lointain, la population du Québec qui vote aux élections ? En s’isolant de la sorte, les individus présents dans les assemblées ne détruisent-ils pas leurs armes les plus efficaces pour combattre cette augmentation, c’est-à-dire : la solidarité et la force du nombre ??? Saviez-vous que le REMDUS avait créé un comité dans le but unique de veiller à mobiliser les étudiants pour la cause des internationaux ??? Pour ceux qui croient que le REMDUS est une « boîte noire » qui se fou des étudiants internationaux, allez voir ceci:
    http://www.remdus.qc.ca/fr/s.php?s=316017238
    et cela:
    http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/200809/08/01-663635-udes-des-frais-en-hausse-pour-les-etudiants-etrangers.php

    « La vérité demeure cachée pour celui qu’emplissent le désir et la haine.  »
    Vinaya Pitaka (400 – 300 av. J.C. )

    Il y a même une pétition qui a été créée pour se faire appuyer par une masse, pour avoir de la crédibilité. Les leaders s’écriant contre l’inaction du REMDUS face aux étudiants internationaux se trouvent-ils dans cette liste ???
    http://www.gopetition.com/online/22632.html?utm_medium=RSS

    « Il suffit qu’un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l’humanité entière.  »
    Jean-Paul Sartre (1905 – 1980)

    Beaucoup de personnes se font maintenant accuser de raciste totalement injustement. Mais ce qui se passe présentement aura des répercutions sur l’avenir… Pourquoi n’y a-t-il pas une personne de la communauté noire pour résonner ses frères et sœurs afin de cesser ce cercle vicieux de haine ? Personne n’y gagne présentement, ni le REMDUS, ni l’université, ni la communauté africaine qui en est surement la plus grande perdante… comment ne pas créer une méfiance dans l’esprit des autres ? Ne voyez-vous pas que le racisme engendre le racisme ??? Il y a des leaders négatifs dans ce bas monde. Un peu de vigilance vous permettrait de les identifier et de ne pas les suivre.

    J’invite quiconque lisant ce message à tenter d’apaiser les esprits autour de lui car :

    « La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête. »
    Konrad Laurenz (1903 – 1989)

    Un étudiant du REMDUS
    …littéralement abasourdis par ce qui se passe dans son Université.