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Categorized | Culturel

Mara Tremblay: en plein contrôle

Posted on 04 mai 2009 by admin


Mara Tremblay a entrepris une tournée pour présenter son album, lancé cet hiver: Tu m’intimides. C’est une femme pas du tout intimidée qui nous attend au Vieux Clocher de Sherbrooke le 16 mai, avec des musiciens aguerris.

Louis Pascal Perreault

Cette artiste singulière, qui vient tout juste d’atteindre les 40 ans, est resplendissante, heureuse et en pleine forme. Elle sera accompagnée d’Olivier Langevin (guitares), Pierre Fortin (batterie), Guillaume Chartrand (basse) et Jocelyn Tellier (guitares). «C’est rock, c’est ben tripant! Ces musiciens sont aussi de très proches amis. Ça fait longtemps qu’on voulait jouer ensemble. Ça se sent sur la scène. Ça se communique au public. On va présenter presque intégralement le dernier album, et piger ce qui nous tente dans les trois autres. Ce n’est que du plaisir!»

Un parcours fait de spontanéité

Mara Tremblay en avait certainement surpris plusieurs quand elle est apparue sur la scène avec ce premier album au son «country trash», où elle égratignait volontairement sa voix. Avec Les nouvelles lunes, influencé par la «bulle maternelle», elle présentait un aspect plus tendre, féminin, intimiste. Dans Tu m’intimides, on reconnaît toutes ces facettes de Mara Tremblay, en plus d’entendre des sonorités nouvelles. Elle voulait faire un disque qui lui donne le goût de monter sur scène. Une chanson comme Tu n’es pas libre  nous fait chavirer, portée par une voix et une mélodie aux limites de la fragilité, sur des arrangements mordants aux accents progressifs.

«J’ai toujours vu la musique comme une forme d’art, d’expression, qui ne doit pas être contrôlée, au même titre que la peinture ou la littérature. Je fais des chansons telles qu’elles sortent de moi, je les arrange comme je les entends, et il n’y a personne qui vient me dire quoi faire. Chaque album est un portrait d’où je suis rendue dans ma vie.» À l’instar de la majorité des auteurs-compositeurs d’aujourd’hui, Mara Tremblay a baigné dans toutes les musiques. Elle a étudié le classique, mais, tout aussi formateur pour elle, son père écoutait du country, du jazz, de la chanson française et québécoise.

La photo de sa dernière pochette a suscité une certaine controverse, du moins chez les éléments les plus «bien-pensants» de notre société. Et pourtant, quand on regarde tout ce qu’on laisse passer, ce qu’on présente aux adolescents… «C’est drôle comment les gens peuvent être choqués de certaines choses, alors qu’ils ne le sont pas d’autres choses. Je suis une amatrice d’arts visuels, j’ai beaucoup de toiles chez nous, de photos… Le nu est utilisé depuis la nuit des temps. J’en étais là cette année, après la perte de ma mère et de ma grand-mère, c’était une façon d’exprimer la féminité. Je voulais simplement avoir un portrait; l’excellente photographe Valérie Jodoin m’a demandé ce que je voulais porter et l’idée est venue comme ça! Je contrôle ce que j’offre, à tous les niveaux. Ce sont des images d’émotions, et les gens en font ce qu’ils veulent…»  

Mara Tremblay participe aussi à la tournée Quand le country dit bonjour. Elle parle de Paul Daraiche avec admiration et affection. Mais ça, ce serait une autre histoire, pour un autre public… Pour nous inviter au spectacle du 16 mai, elle résume ainsi: «Ça va être merveilleux!»

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