Le dimanche 7 juin dernier à St-Jean-sur-Richelieu, le centre-arrière Benoît Boulanger, troisième joueur du Vert & Or à avoir été repêché par une formation de la Ligue canadienne de football, il enfilait crampons et tenue d’entraînement afin d’amorcer, aux côtés de vétérans tels Anthony Calvillo, Ben Cahoon et Anwar Stewart, le camp d’entraînement des Alouettes de Montréal.
Guillaume Tremblay-Saint-Gelais
Ayant été sélectionné lors de la plus récente séance de repêchage du football canadien en mai dernier, Boulanger n’a pas à se soucier d’être retranché avant la fin du camp. Une situation qui ne l’avantagera pas dans les premières semaines.
«Je n’arrive pas vraiment à me démarquer des autres en ce moment, puisqu’on ne me donne pas la chance de pratiquer beaucoup de répétitions avec le ballon, a exprimé le Sherbrookois. Puisque j’ai été repêché, je peux passer le camp en entier avec l’équipe. C’est pourquoi les entraîneurs préfèrent évaluer d’autres joueurs qui n’ont pas mon privilège. Cependant, j’ai vraiment hâte de pouvoir toucher davantage au ballon et de pouvoir démontrer ce que je suis capable de faire. Mon but ultime est de percer l’alignement des Alouettes dès cette année.»
Comme toute personne qui débute dans un nouvel environnement de travail, Boulanger ne peut nier que le saut entre le football universitaire et le football professionnel demande une bonne période d’ajustement. De plus, la compétition pour le poste de centre-arrière partant la saison prochaine chez les Montréalais promet d’être élevée.
«C’est une bonne marche à gravir, a souligné l’athlète de 23 ans. Le livre de jeux est plus épais et plus impressionnant et tout va beaucoup plus vite. Sans oublier que certains joueurs possèdent un gabarit saisissant. À ma position, je dois compétitionner avec des joueurs qui ont connu des expériences dans la LCF, dans la NFL et dans la NFL Europe.»
Outre ce qui se déroule sur le terrain, Boulanger trouve aussi éprouvant le rythme de vie qu’il doit adopter pour le camp.
«C’est difficile, avoue le Sherbrookois. Tous les matins à 5h30, nous nous faisons réveiller en frappant dans notre porte avec un petit marteau et nous ne retournons pas nous coucher avant 23h. Nous avons une ou deux séances d’entraînement le matin, des rencontres avec les entraîneurs en après-midi et en soirée, et il faut trouver un moyen d’étudier le livre de jeux dans nos quelques temps libres.»
Malgré tout, Boulanger, qui pourra arborer les couleurs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke pour une dernière saison s’il ne demeure par avec la formation montréalaise cette année, apprécie chaque moment de son aventure avec les Oiseaux.
«Je suis très heureux de pouvoir participer au camp des Alouettes afin de prendre de l’expérience dans le circuit professionnel», a mentionné le jeune homme qui en est à ses premiers pas dans la LCF, mais qui est déjà admiré de plusieurs partisans.

