REMDUS: Bilan d’un été médiocre

27 août 2009

Une assemblée houleuse. Un militant d’un jour. Un exécutif vide. Un problème de frais de scolarité mis sur la glace. Une association sans orientations. Une assemblée générale de reprise… et une autre… et une autre… et encore une autre. Décidemment, l’été 2009 n’aura pas été des plus brillants pour le REMDUS.

Olivier Robichaud

L’année scolaire 2008-2009 avait pourtant bien commencé. Les dossiers avançaient et le Regroupement commençait à s’installer dans son rôle d’association indépendante. Les exécutants avaient même joint d’autres associations non-affiliées à la FEUQ ou à l’ASSÉ pour former la Table des indépendants.

Que s’est-il passé? Ah oui, je m’en souviens… Certains étudiants internationaux avaient pris le REMDUS pour l’ennemi dans le dossier des frais de scolarité qui leur sont imposés, plutôt que de s’allier avec leur association pour mettre de la pression sur l’administration de l’Université (les seules personnes ayant le pouvoir de changer quoi que ce soit). Une grande mobilisation a donc été organisée pour détourner l’assemblée générale du 15 avril dernier et bloquer l’élection des candidats qui se présentaient aux postes exécutifs. Un leader, Maurice Ngoko, s’est distingué parmi les manifestants et a invité ses militants à élire Barham Thiam à la présidence… et à laisser tous les autres postes vides. Dans son discours, M. Thiam a affirmé que si les étudiants internationaux pouvaient maintenir le niveau de mobilisation, ils pourraient obtenir gain de cause sur la question des frais de scolarité.

Eh bien, c’est manqué. M. Ngoko, où êtes-vous? Vous savez, pour atteindre un but aussi ambitieux, une seule manifestation de colère populaire ne suffit pas. Ça prend un plan, une progression, des moyens de pression. S’assurer que l’association qui vous représente soit incapable de fonctionner n’est certainement pas productif. Qu’espériez-vous voir accomplir, avec une seule personne dans l’exécutif? Barham Thiam a beau avoir les meilleures intentions du monde, il ne pouvait pas s’attaquer seul à un tel dossier.

Mais au juste, M. Thiam, quelles étaient vos intentions? Une fois à la tête du REMDUS, aviez-vous un plan d’action pour maintenir la mobilisation de vos étudiants, ou même pour attaquer la problématique qui vous a porté à votre poste? La réponse se trouve dans mon article «Problèmes internes au REMDUS?», paru dans la dernière édition du Collectif: aucune action n’a été planifiée, aucun communiqué n’a été émis selon vos propres dires, M. Thiam.

D’une certaine façon, jeter tout le blâme sur le président est injuste. Il a passé la moitié de la session à tenter de se bâtir une équipe et les grandes orientations du REMDUS n’ont finalement été adoptées que récemment (celles-ci étaient à l’ordre du jour depuis l’assemblée houleuse du 15 avril). Pas moins de quatre assemblées de reprise ont été nécessaires pour en venir à bout, faute de temps ou de quorum. Mais attendez… n’est-ce pas le rôle des exécutants de s’assurer de la mobilisation des étudiants, notamment lors des assemblées générales? Pour vous attaquer aux dossiers, il faut d’abord vous assurer que les étudiants sont derrière vous…

Tout de même, cette session n’a pas été complètement ratée. Lors de la dernière assemblée générale de reprise, qui a eu lieu le 30 juillet, les grandes orientations on finalement été adoptées. Le REMDUS a également pris part aux discussions concernant la Table des indépendants et a publié quelques communiqués conjointement avec les autres associations impliquées, même si son adhésion au regroupement n’avait pas encore été entérinée, chose qui a également été accomplie le 30 juillet.

Enfin la session que nous entamons offre une chance au REMDUS de renaître de ses cendres. Nous pouvons donc espérer une relance du dossier des frais imposés aux étudiants internationaux. Peut-être même que Maurice Ngoko reviendra en scène pour offrir ses talents de mobilisateur à son association.

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