Avez-vous déjà remarqué que votre père est plus poilu que vous? Les générations précédentes semblent-ils plus costauds? Trouvez-vous que l’image de l’homme idéal a perdu un peu de sa virilité? Si oui, vous ne rêvez pas. C’est un réel problème et la cause n’est pas facile à accepter: vous manquez de testostérone.
Olivier Robichaud
Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls. Le taux de testostérone moyen a diminué de 20% en une seule génération, celle de nos parents (il est encore plus bas pour nous). Pourquoi? Trop d’œstrogène. Pas parce que nous en produisons plus qu’avant, mais parce que nous en consommons plus. Oui messieurs, il est possible de consommer de l’œstrogène. Certains des aliments les plus communs, comme la patate et le houblon, sont d’importantes sources de cette hormone. Si vous pensiez être un «vrai mâle» parce que vous avez gagné le concours de calage, détrompez-vous: vos testicules en ont pris un coup. Même chose si vous êtes un grand amateur de poutine.
En plus, votre environnement vous expose à l’hormone féminine comme jamais auparavant: le plastique – oui, le plastique – est la principale source de l’œstrogène que vous ingérez. Chaque fois que vous réchauffez le spaghetti d’hier soir dans un tupperware, vous injectez les aliments qui s’y trouvent d’un composé chimique qui imite l’œstrogène naturel.
Même si vous mangez toujours des aliments frais, vous n’êtes pas à l’abri. Vous conduisez une voiture? Vous inhalez de l’œstrogène. Vous mangez de la viande? L’oestrogène figure parmi les hormones de croissance données aux porcs et aux bœufs. Même les fruits et les légumes ne sont pas un refuge sûr: les pesticides et les herbicides produisent le même effet sur le corps que le plastique ou l’essence.
Conséquences
On ne peut pas réarranger les hormones d’un humain sans en subir les conséquences. Il est vrai que la testostérone de l’homme moderne est en chute libre. J’ai aussi mentionné les testicules du gros buveur: nos bijoux de famille sont effectivement plus petits que jadis. Nous sommes également moins fertiles, perdant 1 % de nos spermatozoïdes par année (!!!!). L’infertilité et l’impuissance, à l’inverse, connaissent une croissance fulgurante. Selon Ori Hoflmekler, un biologiste allemand, si ces chiffres concernaient toute autre espèce animale on s’inquièterait de sa viabilité à long terme.
J’ai commencé cet article en parlant de poils et de virilité. La testostérone affecte l’un comme l’autre et les effets de sa diminution se font sentir: nous sommes moins poilus et moins virils qu’auparavant. Et la virilité n’est pas qu’une question d’apparence. L’agressivité, l’attribut mâle par excellence, disparaît également. Ceci n’est pas une observation machiste: toutes les recherches démontrent un lien clair entre le taux de testostérone et l’agressivité.
Comment combattre l’œstrogène
Le problème dans tout ça, c’est que les sources d’œstrogène sont nombreuses, alors que les sources de testostérone sont quasiment inexistantes et encore mal connues. Vous avez déjà entendu parler de la tribulus terrestris, aussi appelée croix-de-Malte? Ah non? Bon…
Vous pouvez tout de même éviter les repas réchauffés et manger bio le plus souvent possible si vous voulez éviter la pire des attaques contre vos testicules. Quelques aliments aident aussi à bloquer la production naturelle d’œstrogène, comme les agrumes, le chou et le millet. Le pain aide aussi énormément: l’amidon forme une pâte qui se colle aux glandes qui produisent l’hormone. Alors si vous voulez retrouver la virilité qui vous revient en tant que mâles de notre espèce, suivez mes conseils et mangez donc le sandwich à la choucroute qui a l’air tellement dégueulasse.

