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Categorized | Culturel

Merci, au revoir!

Posted on 27 août 2009 by admin

Après avoir dirigé la section culturelle pendant les deux dernières sessions, je rends les armes pour laisser la place à des forces fraîches.

Louis Pascal Perreault

Dans un éditorial récent, ma collègue des sports, Jessica Lapinski-Dejardin, se questionnait sur l’objectivité journalistique. Je me range à son idée selon laquelle nous ne pouvons échapper complètement à notre subjectivité, ne serait-ce que par le choix des articles. À la barre de la section culturelle, j’ai navigué vers les rivages qui m’intéressaient, pour en négliger d’autres. J’ai voulu couvrir une diversité d’événements: musique, théâtre, cinéma, danse, arts visuels, humour… Avec le recul, je constate que l’activité littéraire a été plutôt laissée pour compte, et cela représente une lacune dans mon mandat, qui sera peut-être corrigée par le prochain chef de pupitre. Ce n’était pas volontaire; ma section se remplissait vite et la quantité de manifestations culturelles à Sherbrooke dépasse largement le nombre d’articles possibles dans un journal comme Le Collectif.

À chacun des numéros, je me demandais quoi mettre dans cette page qui me laissait totalement libre d’écrire comment je voulais à propos de ce que je voulais, tant que le propos restait culturel. Cette liberté devient contraignante, si on n’a pas d’idée et que l’actualité ne nous donne pas à manger. Avec un petit pincement au cœur, je profite pour une dernière fois de ladite liberté.

Les remerciements

Dans les galas, les remerciements m’ennuient beaucoup et je décroche. Je ne veux donc pas m’étirer là-dessus. Je me dois de remercier l’équipe du Collectif pour leur confiance et je rends hommage à ces gens dévoués et fascinants qui gardent vivant et en bonne santé ce petit journal indépendant. On sait qu’il ne reste plus beaucoup de journaux indépendants… Les équipes de production changent et Le Collectif reste. Je veux aussi souligner la collaboration de quelques relationnistes qui nous ont ouvert leurs portes en donnant accès à des spectacles et à des entrevues, en nous traitant comme un grand média: Geneviève St-Denis (Le Vieux Clocher), Gaétane Roy (le Théâtre Granada), Sonia Patenaude (le Centennial), Andrée Gendron (Communications Popcorn). Mes collaborateurs et moi avons donc eu accès à une foule de spectacles, de rencontres, de projections de presse… On n’a qu’à demander! En échange, on offre une couverture. Il y en aurait bien d’autres… Le prochain responsable pourra compter sur toutes ces personnes.

J’ai aimé à peu près tout ce que j’ai vu, parce que je choisissais… J’aimerais cependant mentionner le coup de cœur des coups de cœur: Grande théorie unifiée, du chorégraphe Martin Bélanger. Si ce spectacle est remonté, s’il croise votre chemin, profitez-en sans hésiter!

Un dernier plaidoyer

Les Conservateurs de Stephen Harper m’ont souvent aidé à remplir cette page. Dernièrement, ils ont semblé vouloir rectifier le tir en matière de culture. Peut-être que dans les chiffres, ils n’ont fait ni pire, ni mieux que les gouvernements précédents. Dans la manière et l’idéologie, ils ont soulevé des questions. Peu importe, c’est surtout à la population qu’il appartient de garder la culture vivante en la fréquentant et en faisant l’effort d’élargir ses horizons. Je vous fais cette ultime demande, vous, étudiants qui aurez un jour l’opportunité budgétaire d’assister à toutes sortes d’événements, d’acheter des disques et des livres… Ne vous gênez pas et soyez curieux. Soyez curieux envers notre production québécoise et envers ce qui se fait dans le monde.

Dans notre beau et grand et sous-peuplé pays, l’art et la culture ont besoin d’être subventionnés, même dans leurs retranchements les plus «bizarres et inaccessibles». Comme la science pure arrive à servir la science appliquée, l’art expérimental finit par enrichir l’art plus populaire. Par exemple, le monde de la musique techno a souvent recours au savoir-faire des musiciens électroacoustiques… La recherche de pointe fait son chemin pour avoir une incidence sur la vie du plus grand nombre. Autres exemples: les expériences militaires sur la communication entre ordinateurs nous ont amené Internet. Puis, c’est à l’exploration spatiale que l’on doit le velcro. Et, je vous le demande un peu, que ferait-on aujourd’hui sans velcro???

Merci, bonne rentrée, et au plaisir (à titre de collaborateur).

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