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Categorized | Société

Notre ancêtre, ce singe aquatique: l’histoire d’une hypothèse mise de côté sans raison

Posted on 27 août 2009 by admin

Mise de l’avant dans les années 1960 par Sir Alister Hardy, la théorie du primate aquatique (ou A.A.T. pour Aquatic Ape Theory) propose que notre ancêtre ait vécu une vie aquatique ou semi-aquatique, ce qui aurait notamment contribué à l’apparition de la bipédie chez les hominidés. Par contre, cette théorie a été mise de côté, sans raison apparente, au profit de plusieurs autres théories prônant plutôt l’apparition de la bipédie terrestre (il fallait être debout pour voir les prédateurs dans la savane). Malgré un préjugé défavorable, cette idée fait encore du chemin, notamment portée par Elaine Morgan, puisque personne n’a assez de preuves l’appuyant ou la discréditant. Sans vouloir vous convaincre, étant moi-même perplexe, voici les arguments les plus convaincants de notre ancestralité aquatique.

Fred Duke

Bipédie et sexe

Selon des fossiles actuels, le seul autre animal à avoir développé un pelvis similaire au nôtre, essentiel pour la marche, a été un singe vivant dans les marais éteint depuis longtemps. Grâce à leur position debout, les humains conduisent souvent l’acte de reproduction ventre à ventre, ce qui est rare chez les autres animaux, à l’exception des mammifères… aquatiques! Comme les cétacés, les castors et les loutres…

Le gras

L’humain est de loin le primate le plus gras, mais ce qui le distingue le plus, c’est sa capacité d’accumuler du gras juste au dessous de la peau, contrairement aux autres mammifères, qui l’accumulent autour des organes, et ce, à longueur d’année. Les seuls autres animaux à avoir cette capacité sont les mammifères marins (baleines, dauphins), donc aquatiques.

Le poil

Les animaux aquatiques n’ont généralement pas de poil, ce qui est le cas de l’humain, le seul primate sans poil. De plus, le peu de poils qu’il nous reste suit les lignes hydrodynamiques.

La respiration

Comme les mammifères aquatiques et certains oiseaux pêcheurs, nous avons la capacité de contrôler volontairement notre respiration. D’ailleurs, sans cette particularité, nous n’aurions probablement jamais appris à parler. De plus, notre larynx est descendu, ce qui permet de respirer aussi bien par la bouche que par le nez. Les seuls autres animaux à respirer par la bouche sont des oiseaux plongeurs, comme le pingouin et le pélican.

Les glandes et les larmes

Nous avons une façon unique de suer grâce à nos glandes sudoripares épidermiques. Très peu avantageux dans un milieu sec comme les savanes, nous perdons beaucoup d’eau et de sels pour nous refroidir. Nous avons de très grosses glandes sébacées qui sécrètent de l’huile sur notre peau (l’acné ça vous dit quelque chose? C’est un dérèglement de ces glandes-là). Dans le monde animal, le seul usage connu est pour imperméabiliser la peau ou la fourrure. De plus, nous faisons partie d’un petit groupe d’animaux marins qui perdent de l’eau par les yeux.

Les oméga-3

Notre cerveau, un de nos avantages évolutifs les plus importants, est extrêmement riche en acides gras Oméga-3. Ce composé est particulièrement abondant en milieu marin (les capsules d’huiles de poisson, beurk!), mais plutôt rare en milieu terrestre. Notre cerveau performant proviendrait de la mer?

Étonnement, notre physiologie se rapproche beaucoup plus des mammifères aquatiques. Bien que je vienne de vous faire l’apologie de la théorie de notre arrière-grand-père aquatique, il persiste de nombreux trous et contradictions. Par contre, vous avez entre les mains des arguments dignes d’être discutés, que vous pouvez maintenant utiliser pour justifier scientifiquement un retour évolutivement essentiel aux sources (aller à la plage).

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