Le kin-ball, un sport démesuré!
21 septembre 2009
Par la fenêtre du gymnase, vous apercevez un groupe qui se lance un énorme ballon aux couleurs vives. Non, vous n’êtes pas dans une école primaire; ces bizarroïdes sont en fait des adeptes de kin-ball, un sport qui gagne en popularité au Québec.
Jessica Lapinski-Dejardin
C’est en 1987 que le kin-ball est né dans l’esprit de Mario Demers. Il a par la suite été développé par la compagnie Omnikin inc., formée d’éducateurs physiques d’universités québécoises soucieux de faire bouger les Québécois. La Fédération québécoise de kin-ball a été crée en 1992, et comptait à l’époque quatre associations régionales.
Les règles sont simples: le jeu oppose trois groupes (les bleus, les gris et les noirs) et consiste à attraper le ballon avec n’importe quelle partie de son corps lorsque son équipe est nommée. Si elle échappe le ballon ou commet une faute, un point va aux deux autres équipes. Les groupes sont formés de quatre personnes. En défensive, elles se dispersent tout autour du gymnase, de façon à accéder rapidement au ballon si leur équipe est nommée.
Lors de la mise au jeu, les quatre membres de l’équipe doivent toucher au ballon. Les lancers doivent être précédés du mot «Omnikin» et de la couleur du groupe qui devra à son tour frapper le ballon. La frappe doit être assez puissante pour couvrir au moins six pieds avant d’atterrir au sol.
La partie de kin-ball est divisée en trois périodes de 15 minutes, séparées par des entractes de trois minutes. Lors de la mise au jeu, l’équipe qui a le moins de points obtient le premier lancer, qui s’effectue au centre du gymnase.
Ce qui est particulier au kin-ball, c’est la taille du ballon, qui mesure 48 pouces. Hormis cet accessoire imposant, aucun équipement n’est requis pour pratiquer le kin-ball. Toutefois, des genouillères sont fortement recommandées pour éviter de s’érafler les genoux!
L’engouement pour le kin-ball n’est pas uniquement québécois: la première Coupe du monde de la discipline s’est tenue en 2001 au Québec. Présentée tous les deux ans, elle a fait un saut en Belgique en 2005 et en Espagne en 2007, avant de revenir dans la belle province pour l’édition 2009. Cette année, c’est Trois-Rivières qui accueillera l’événement, du 26 octobre au 1er novembre prochain. Chaque fois, ce sont les représentants du Canada qui ont été sacrés champions, tant chez les femmes que chez les hommes.
En 2009, huit pays, soit l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la France, le Japon et la Suisse,
se disputeront le titre de champion du monde. Les compétitions internationales comporteront également un volet junior.
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