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Categorized | Éditorial

BONNE RENTRÉE À TOUTES ET TOUS!

Posted on 21 septembre 2009 by admin

En ce début de session, je ne peux passer sous silence l’enthousiasme que je ressens à la seule contemplation du Cœur Campus… Le travail qui a été réalisé là tient, à mon humble avis, du chef d’œuvre artistique.

Quel plaisir d’y prendre la pause entre deux parties d’un cours, d’y casser la croûte ou de simplement y passer un bon moment à se laisser bercer par les gazouillis du ruisseau, par les petites chutes qui s’y laissent couler tout doucement, à admirer le kaléidoscope de couleurs des fleurs y pullulant… Quel oasis de paix!

Cet effort d’embellissement environnemental fort admirable de notre université ne va toutefois pas sans son lot de perplexité dans mon esprit parfois quelque peu tordu… En fait, là où je m’interroge, ce n’est nullement sur l’effort en lui-même, mais sur la réponse des étudiants – fumeurs en particulier. Si le nouveau havre de paix que représente ce nouveau site semble avoir été adopté à la presqu’unanimité des étudiants, la réponse de certains m’agace au plus haut point…

Déjà, l’on peut y déceler maints mégots de cigarettes jetés de la façon la plus désinvolte qui soit. Cette situation m’agace à me redresser les poils sur les bras, moi qui fume pourtant aussi. Comment comprendre une telle attitude? Si on laisse la situation évoluer naturellement, on peut croire que bientôt (j’exagère à peine), notre Cœur Campus aura l’air d’un immense cendrier, comme le reste du campus d’ailleurs.

Parlant du reste du campus, avez-vous remarqué l’abord de la majorité des cendriers disposés un peu partout aux abords des portes d’entrée des différents pavillons? Je trouve aussi incompréhensible qu’inacceptable d’y «admirer» des amas de mégots dépassant largement la capacité d’accueil des dits cendriers… MERDE, VOUS ÉTIEZ RENDUS!!! Est-ce tellement plus difficile de viser les petits trous pour y déposer ces dits mégots?

Pour moi, il s’agit là d’une question non seulement de conscience environnementale et de propreté, mais de respect tout court. C’est si simple comme geste, alors que son absence est si dommage pour le regard qui se pose sur le sol, que je me demande comment on peut passer à côté, sinon par pure et simple mauvaise volonté. En fait, cela me frustre tellement que je deviens rouge de colère lorsque je vois quelqu’un jeter son mégot par terre comme s’il s’agissait d’un cadeau à la terre!

Michel Daigneault

Parlant d’environnement… Je suis perplexe quant au succès de certaines initiatives qui, curieusement, ne se révèlent pas contagieuses. Vous vous demandez de quoi je parle? Un exemple vous éclairera…

Ces dernières années, un nouveau type de sac a envahi les commerces de détails, particulièrement les épiceries: les réutilisables. D’abord marginale, leur utilisation s’est tellement répandue que, maintenant, la personne qui persiste à utiliser des sacs en plastique jetables attire immanquablement quelques regards désapprobateurs. Le changement s’est fait relativement vite et semble maintenant irréversible. L’ensemble de la société a compris qu’il est ridicule de gaspiller inutilement des centaines de tonnes de plastique, composé principalement de pétrole, alors qu’il est possible de réutiliser un même sac, en coton ou en plastique durable, des centaines de fois. Et puis, presque plus personne ne veut se rendre coupable de la pollution inutile et de la mort de milliers d’animaux marins associés à ces symboles de la consommation moderne.

Super!

Mais alors, qu’attendons-nous pour copier un tel succès et l’appliquer à d’autres produits. Le « modèle réutilisable » pourrait être généralisé! Les tasses réutilisables, par exemple, existent depuis de nombreuses années. Mais, à mon étonnement sans cesse renouvelé, elles n’ont pas été adoptées largement. Le principe, pourtant, est le même: on utilise, on lave (ou rince, pour les moins dédaigneux!) et on réutilise. Simple, non? Aucun déchet produit et (bonus!) le café reste bien chaud et les mains bien fraîches. C’est-tu pas beau, rien qu’un peu! Sérieusement, pourquoi se priver d’un tel raffinement. Bon, je peux comprendre que l’amateur de café à temps partiel ne juge pas pertinent d’investir dans l’achat d’un tel accessoire. Mais le drogué de la fève noire, la maniaque de la boisson stimulante, qu’est-ce qu’ils attendent pour allier plaisir gustatif et conscience environnementale? Imaginez la montagne de gobelets produits en un mois, en un an!

Certains me rétorqueront sûrement que ce n’est pas grave, que les gobelets vendus à l’Université sont compostables. Soit, c’est moins dommageable pour l’environnement qu’auparavant, lorsque les gobelets de carton ciré, non recyclables, se retrouvaient immanquablement à la poubelle. À ceux-ci, je rappellerai la signification de l’acronyme 3RV: Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser. DANS L’ORDRE. C’est de cette façon qu’on réduit au minimum nos impacts négatifs sur l’environnement. En réduisant. Un mot qui sonne comme un blasphème dans une société où tout semble orienter en vue de la croissance à tout prix.

Tout cela, malheureusement, ne réduit en rien ma perplexité. Mais, comme on dit, ça m’a fait du bien d’en parler…

Alexandre St-Laurent

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