Feus: deux postes vacants;
Remdus: deux postes vacants;
Le journal Le Collectif: un poste vacant;
Le Collectif pour une Université Libre: un budget de plus de 500 $ inutilisé puisque personne ne prend en main ce comité;
Les associations facultaires: certaines explosent de vivacités alors que d’autres éprouvent de la difficulté à ce que des gens organisent la première assemblée générale annuelle, celle qui déterminera la constitution de son comité exécutif;
Comité de la photo: mort;
Comité Femme: mort;
Comité-ci, regroupement-ça: toujours en mode recrutement, jamais assez de militants!
Isabelle Morin
Et pourtant, je travaille à la Fondation de l’Université et lorsqu’on appelle les petits nouveaux lors de leur admission, ils nous confient que c’est la « vie de campus » et « l’ambiance festive » qu’on retrouve à Sherbrooke, qui les poussent à étudier ici. Se coince alors dans ma tête une idée floue qui erre depuis environ quatre ans, au moment de mon choix: «Hummm! Laval ou Sherbrooke… La vie de campus est bien meilleure à Sherbrooke! »
Ok!
Vie de campus: Vie (1. ensemble des événements [activités sociales, politiques, interculturelles... ] communs aux êtres organisés [les étudiants] et qui constituent leur mode d’activité propre, de la naissance à la mort; 2. dynamisme, élan, vitalité qui caractérise quelqu’un, quelque chose) + de (préposition qui indique le point de possession) + campus (ensemble universitaire regroupant unités d’enseignement et résidences étudiantes)! C’est-à-dire qu’on devrait soi-même se structurer en tant qu’êtres organisés pour créer notre identité sur les lieux que nous occupons, notre «vie de campus».
Ce n’est pas de partys à la maison dont les étudiants sherbrookois rêvent; cela existent partout, autant dans les autres universités que dans la nôtre. C’est d’une logistique qui se construit par et pour les étudiants.
J’en conclus pourtant que cette légende d’université à l’attrait «vie de campus» très apprécié est appelée à s’effondrer. Quand je regarde l’essoufflement des quelques personnes qui s’engagent partout pour combler les postes vacants, je capote! Cette année, au Collectif, si peu de gens s’impliquent que, lors de l’assemblée générale, toutes les personnes présentes et aspirant à un poste, pouvaient espérer en obtenir un sans compétition.
Ouf! Je dois avouer que je commence la session avec sévérité, je le conçois! Le fait est qu’après mes six dernières sessions d’implication, s’il y avait quelque chose maintenant que je doive absolument faire, c’est provoquer la réaction ou du moins l’intérêt.
Je serai votre chef pupitre pour cette session d’automne. Reste encore douze semaines. J’espère plus que tout, pendant mon mandat, vous livrez des articles rigoureux, diversifiés et absorbants, mais avant tout, vous faire réaliser le potentiel qui est à notre portée. Les articles les plus variés, je l’espère, parcourront les quelques pages pour inciter chacun aux délices… de la vie de campus.

