Il y avait du monde, beaucoup de monde (8719 personnes) le 4 septembre dernier au domicile du Vert & Or. Les stationnements étaient pleins, la musique résonnait à plusieurs mètres à la ronde, l’air était doux et ça sentait les hot dogs! Quoi de mieux en ce vendredi soir, où le Vert & Or recevait ses éternels rivaux, les Gaiters de l’Université Bishop’s, pour la quatrième édition de la Coupe du maire.
Christelle Lison
En début de match, le Vert & Or et les Gaiters avaient l’air de deux boxeurs qui s’étudiaient. C’est l’ailier défensif Jonathan Lespérance-Desnoyers qui a donné le rythme en inscrivant le premier touché du Vert & Or. Ceci a permis à la formation sherbrookoise de rentrer au vestiaire avec une avance de huit points (15-7).
Au troisième quart, c’est le porteur de ballon Pascal Fils qui a donné le ton. Le demi a explosé pour un touché sur une course 70 verges, portant le pointage à 22-7. En terminant la rencontre avec 189 verges de gains en 24 courses, Fils est certainement l’une des vedettes du match.
Loin de s’avouer vaincus, les visiteurs ont cependant rapidement répliqué avec un placement du botteur Josh Maveety et, quelques minutes plus tard, un touché du demi inséré Steven Turner sur une passe du quart Jesse Andrews (22-17). Sur cette lancée, les visiteurs ont bien failli aller chercher une égalisation au quatrième quart, mais le botteur Josh Maveety a raté sa tentative de placement sur 19 verges, mettant du même coup un terme aux espoirs de remontée de sa troupe. Son vis-à-vis William Dion s’est finalement chargé de mettre un terme aux espoirs des Gaiters
avec un placement de 32 verges (25-20).
La quatrième édition de la Coupe du maire a couronné le Vert & Or pour une troisième fois en quatre ans, et une deuxième fois consécutive (le Vert & Or l’avait emporté 37-19 l’an dernier) mais l’allégresse n’était pas spécialement au rendez-vous.
En effet, bien que l’on puisse noter les belles performances des secondeurs Vincent Auger et Filipe Fonseca (respectivement neuf et huit plaqués chacun), du quart Jean-Philippe Shoiry (11 passes complétées en 18 tentatives, pour des gains de 177 verges) ou encore du porteur de ballon Pascal Fils (189 verges de gain et un touché), l’entraîneur-chef André Bolduc n’avait pas le sourire.
L’indiscipline de Sherbrooke (16 pénalités pour 174 verges) a permis aux Gaiters de demeurer dans le match. André Bolduc avait identifié deux mots-clés dans son discours d’avant-match: discipline et revirements. Les cinq revirements obtenus des Gaiters ont pavé la voie vers la victoire, mais l’indiscipline démontrée par ses joueurs, principalement en défensive, l’a fait sortir de ses gonds. «On a écopé de 16 pénalités pour 174 verges, dont 12 par la défensive. On s’est rendu la tâche très difficile et on est chanceux de sortir d’ici avec la victoire. J’accepte les deux points parce qu’ils seront importants dans la lutte pour les séries de fin de saison.»
L’entraîneur ne pouvait accepter que des joueurs fassent passer leurs intérêts personnels avant de penser au bien de l’équipe. «Ce n’est pas ce qu’on enseigne à nos joueurs. Nous, on veut que l’équipe passe avant tout. C’est une chose que nous allons régler et on va le régler en équipe», a-t-il précisé. Il s’indignait particulièrement de la série de jeux à l’attaque des Gaiters, où deux fois ses hommes ont été punis pour avoir rudoyé le quart-arrière après que la passe ait été déclenchée. D’ailleurs, les Gaiters ont profité de ces pénalités pour inscrire un touché en fin de troisième quart qui leur permettait de revenir dans le match en réduisant l’écart à cinq points seulement. «Ces deux punitions nous ont fait très mal.»
Par ailleurs, André Bolduc a relevé quelques points positifs dans cette victoire, notamment la vitesse de la défense et les interceptions réussies. Bolduc a aussi souligné le travail du botteur William Dion, dont son placement de 32 verges réussi à moins de deux minutes de la fin et qui redonnait une priorité de cinq points au Vert & Or.
Le 11 septembre, le Vert & Or a rencontré les Redmen de l’Université McGill au Stade Percival-Molson. Alors que ceux-ci n’avaient pas remporté de match depuis leur victoire de 33-14 face au Vert & Or, en octobre 2006, ils ont stoppé leur séquence de 17 défaites consécutives, par une victoire de 29-11.

