Sport méconnu - Hockey sous-marin: l’Université sous l’eau!

18 octobre 2009

Un sport se pratique à l’Université de Sherbrooke depuis plusieurs années et reste pourtant assez méconnu. Des étudiants, autant que les membres du personnel, font partie de cette équipe mystérieuse. Il s’agit d’une équipe de hockey, pas de hockey sur glace, mais bien du hockey sous-marin ou subaquatique.

Catherine Moisan

Le hockey sous-marin s’approprie la piscine de l’Université une fois par semaine à l’occasion d’un match amical. La piscine du campus est parfaite pour ce sport, car elle est divisée en plusieurs sections, dont une partie où le fond est plat et d’une profondeur d’environ huit pieds. L’équipement requis se résume à un bâton d’environ 20 cm, des palmes, un gant protecteur (pour la main qui tient le bâton), un masque afin de voir sous l’eau, un tuba qui possède un protecteur buccal et une rondelle de plomb.

Ce sport accueille autant les filles que les gars et une équipe est formée de 12 joueurs, dont six sont sur le jeu. Les spectateurs ne peuvent pas vraiment voir le déroulement du jeu, sauf lors de grandes compétitions où des caméras sous-marines sont installées. En comparaison avec le hockey sur glace, le jeu est un peu plus lent en raison du manque de souffle qui oblige les joueurs à remonter à la surface. Les passes sont aussi plus courtes. On compte deux arbitres avec masque et tuba à la surface de l’eau, qui supervisent le jeu, et un autre, hors de l’eau, qui sonne la cloche à l’occasion d’arrêts de jeu.

La partie se divise en deux périodes de 12 minutes chacune. Une pause de deux minutes est accordée aux joueurs entre les deux séquences. Au départ, chaque équipe se place à leur extrémité respective de la piscine et la rondelle est déposée en plein centre par l’arbitre. Tous nagent pour prendre possession de la rondelle et ainsi, à l’aide de passes, essayer de la mettre dans le but adverse. Le but est constitué de rampes qui montent et d’un creux au milieu pour la rondelle, le tout en métal. La position des joueurs est extrêmement importante et stratégique. Il y a un joueur de centre, deux alliés, deux défenseurs intermédiaires et un dernier défenseur qui a un peu le rôle d’un gardien de but. Lorsqu’un but est marqué, les équipes se replacent aux extrémités. Il peut y avoir punition quand une faute est commise. Le joueur s’assied alors sur le bord de la piscine pour une durée d’une ou deux minutes. L’arbitre met alors la rondelle où a eu lieu l’infraction et le jeu reprend, ou bien il y a tir de pénalité.

Pour ce qui est de notre équipe universitaire, un tournoi aura lieu au mois de novembre à Montréal. Plusieurs équipes d’autres villes seront présentes (Québec, Rimouski, Ottawa). Cependant, plus important encore, la piscine de Sherbrooke recevra en juin 2010 le Championnat canadien de hockey sous-marin. À peu près une vingtaine d’équipes seront de la partie et cet évènement est ouvert à tous. De plus, chaque session, l’équipe organise une journée porte-ouverte où elle prête de l’équipement.

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