Selon le président Jean-François Carrier, le plan stratégique 2009-2012 de la FEUS aidera à régler un problème de stabilité. Le document qui orientera la FEUS pour les prochaines années est le fruit d’un travail dont lui et le secrétaire général Edric L’Eriger-Lacasse se disent satisfaits. Pourtant, certains de ses aspects restent toujours litigieux. La proposition de réaliser une étude de faisabilité du scrutin universel pour l’élection des exécutifs de la FEUS en est un.
Jean-Martin Veilleux
Le 27 septembre dernier, le conseil d’administration de la FEUS rejetait de peu la proposition d’ajouter au plan stratégique l’objectif d’«évaluer la possibilité d’instaurer un mécanisme de suffrage universel pour la nomination des officiers»: 13 contre la proposition (avec, entre autres, éducation, droit et administration), 11 en faveur (avec, entre autres, génie, sciences, lettres et sciences humaines) et une abstention. Le conseil d’administration est ainsi composé de deux camps aux arguments relativement irréconciliables sur la question.
Selon Nicolas Jourdain de l’AGES (sciences), «le sujet du scrutin universel revient régulièrement dans les instances de la FEUS. En faire l’évaluation en détail aurait permis de régler la question une fois pour toute. Cela aurait permis à la FEUS de réformer son mécanisme d’élection en ayant en main toutes les connaissances nécessaires, que ce soit sur l’impact financier, les retombées en visibilité, les difficultés techniques et le taux de participation anticipé de tel ou tel mécanisme d’élection.» Si, pour l’administrateur, «la question du suffrage universel est un enjeu trop important pour qu’on s’en débarrasse du revers de la main». Certains administrateurs qui s’opposent à l’idée voient déjà la chose comme un dossier clos, si on se fie au témoignage de Jean-François Carrier. Le refus d’étudier le sujet serait, comme dans le cas de l’association d’éducation, un mandat donné par leur association locale.
Les associations en faveur du retrait de l’objectif de rédaction d’une étude considéraient que l’évaluation du suffrage universel serait une perte de temps pour l’exécutif de la FEUS. L’AGEEFEUS (éducation représente 6 voix sur les 13) aurait même averti le CA-FEUS que les étudiants en éducation n’iraient pas voter et que leur opinion ne serait donc pas représentée lors d’un tel vote. Au poste d’externe de cette association, l’ancien de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Tommy Girouard-Belhumeur explique ne pas vouloir alourdir le processus de vote pour ses camarades étudiants. Selon lui, ses collègues auraient aussi confiance dans la structure de représentativité électorale de type «fédération». Dès lors, on devrait refuser l’étude de changement afin d’éviter à la FEUS d’avoir à subir le sort de la TELUQ qui s’est vue putschée en assemblée générale par une trentaine de membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).
L’actuel président de la FEUS et son secrétaire général disent qu’ils ne se décourageraient pas devant un processus d’élection plébiscite pour se faire élire s’ils avaient à le faire. D’ici à ce que l’actuel «comité de restructuration» de la FEUS décide de se pencher sur la question à savoir si oui ou non les prochains candidats devront le faire, la FEUS a comme objectif de consulter les étudiants plus régulièrement par le biais de sondages. Peut-être prendra-t-elle votre pouls à propos de cet article?






octobre 29th, 2009 at 12:38
Je pense que même au sein de l’Université, nous avons vu ce genre d’effet aussi négatif pour une fédération étudiante. Rappelons-nous le cas du REMDUS en avril (si je me rappel bien) dernier.
Et puis, prenons garde à cette double légitimité, un président de la FEUS élu parmi les étudiants-même versus des représentants d’associations étudiantes aux aussi élu par les mêmes étudiants pourrait parfois soulever des problèmes de légitimité.
Que TOUT les représentants des associations-membres soit élus au scrutin universelle (et non en AG) et que ces représentants, qui sont mandaté pour prendre des décisions de ce type, élisent l’exécutif, voilà une formule qui me parait n’y trop lourde, faisable, réalisable et sans problème de la double légitimité.
Ne lâchez pas votre travail.