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Categorized | Campus

La collation des grades… ou la collection des erreurs?

Posted on 04 octobre 2009 by admin

Alexandre St-Laurent

La vie n’est que changement. Ainsi en est-il de la section Campus, cet automne. C’est pourquoi vous lisez présentement un éditorial rédigé par un rédacteur-adjoint qui, sincèrement, ne se considère pas comme étant le plus compétent en la matière. Mais soit. Quand il faut, il faut. J’agis donc en tant que chef de pupitre intérimaire. Pour une seule et unique fois, je l’espère. Simple question d’intérêt et de connaissances.

C’est le 26 septembre dernier qu’avait lieu la cérémonie de Collation des grades au campus principal de l’Université de Sherbrooke. Un événement majeur dans la vie des universitaires, une journée qu’on attend avec fébrilité, bien entendu. C’est souvent l’occasion de côtoyer, pour une dernière fois, des amis, des collègues et des professeurs qui ont marqué des années importantes, marquantes, généralement plaisantes. Bref, une journée que la plup
art d’entre nous ne voudraient manquer pour rien au monde.

Création d’exclus…

Malheureusement, certains finissants en ont été exclus. Aux dires de Jacques Viens, le Vice-recteur adjoint, dont les propos m’ont été rapportés par Christelle Lison, directrice intérimaire du Collectif, le problème aurait sa source dans l’utilisation, cette année, d’un nouveau système d’inscription en ligne. De plus, un nombre record d’inscriptions aurait rendu la résolution du problème ardue. Enfin, monsieur Viens affirme que certaines personnes ont appelé pour s’inscrire, par téléphone, au-delà de la date limite du 4 septembre. L’administration de l’Université a tenté de les aider et y est parvenue pour certaines cérémonies facultaires. Pour d’autres, il n’y avait vraiment plus de places disponibles. En conséquence, des diplômés tout frais, une cinquantaine selon monsieur Viens (on parlerait plutôt de 140 selon La Tribune), se sont vu refuser l’accès à la Collation des grades. Le Vice-recteur adjoint souligne que l’administration a pris bonne note du problème et que tout sera mis en œuvre pour améliorer la situation l’an prochain.

Victime de son succès?

Peut-on réellement croire que l’Université a été prise de court par l’immense popularité de la cérémonie qu’elle a, on doit le reconnaître, réinventé il y a quelques années? Peut-être. Mais si on en croît, Hélène, l’auteure de la lettre ouverte publiée en page 5, et un autre étudiant exclu, l’administration a surtout été à court de prévoyance. Sa procédure d’inscription en ligne souffrait vraisemblablement d’un manque de clarté. Enfin, et c’est selon moi bien pire, elle a fait preuve d’un manque de sensibilité flagrant à l’égard des personnes privées de l’opportunité d’assister à la cérémonie. Je peux aisément comprendre la frustration d’un étudiant refusé à sa propre collation des grades. La moindre des choses aurait été d’enregistrer un message d’excuses à l’intention de ceux qui appelaient, la journée même, pour connaître la raison de leur exclusion.

Retardataires?

D’un autre côté, si on en croît monsieur Viens, certains étudiants semblent avoir attendu trop longtemps avant de s’inscrire. Si ça se trouve, ces personnes sont du même moule que celles que j’ai vu, tout au long de mes études, quémander des reports de travaux pour des raisons plus ou moins crédibles. Bref, dans certains cas, leur mésaventure me semble avoir été bien méritée.

Comme dans la plupart des situations conflictuelles, les deux parties semblent donc avoir leurs torts. Ceux qui espéraient une condamnation lapidaire de ma part sont probablement déçus. Mais puisque la vie n’est que changement, il n’en sera certainement pas toujours ainsi.

1 Comments For This Post

  1. Guy Charuest-Bonhomme Says:

    Le VÉRITABLE problème n’est pas l’inscription à la cérémonie mais plutôt le nombre de places disponibles (2700 places VS 4100 diplômés). Même s’il n’y avait pas eu de retardataires, le problème serait le même car le nombre de places reste le même. L’Université se défend par cette excuse inutile.

    Il est vraiment inquiétant de voir que les dirigeants de cet événement unique et important envers les gradués ne voient pas le véritable problème et jette le blâme sur le procédé d’inscription à la cérémonie ainsi que les retardataires…

    Pour avoir assisté à une Collation des Grades de l’Université Laval, je n’ai jamais eu besoin de confirmer à l’avance et d’avoir des billets pour entrer à ma propre Collation des Grades…

    Espérons que la promotion 2010 ne subira pas les mêmes problèmes et que les exclus de la promotion 2009 seront entendus…