On ne se le cachera pas, le début de saison du Vert & Or en football n’a pas de quoi éblouir ses nombreux supporters. En effet, la fiche des hommes d’André Bolduc est aujourd’hui de deux victoires pour trois défaites.
Christelle Lison
Le 3 octobre, l’Université de Sherbrooke rencontrait les Stingers à l’Université Concordia. Alors que ceux-ci n’avaient pas remporté un seul match depuis le début de la saison, ils ont battu le Vert & Or avec un score de 34-22.
La partie a d’ailleurs bien mal débuté pour le Vert & Or qui s’est laissé dominer 24 à zéro. Ce n’est finalement qu’à 3 minutes et 30 secondes de la fin de la première demie que Pascal Fils, le joueur-clé du Vert & Or depuis le début de la saison, a complété une séquence offensive de cinq jeux et 55 verges avec une course de huit verges.
En seconde demie, les Sherbrookois se sont réveillés notamment grâce à Jean-Philippe Shoiry qui a repéré Alexandre Poirier dans la zone des buts. Par la suite, le botteur William Dion a réussi un placement de 16 verges, ramenant la marque à 24-18 en faveur des Stingers. Le Vert & Or a alors continué sa remontée, jusqu’à 27-22. Mais huit minutes avant la fin du dernier quart, le porteur de ballon Cedric Ferdinand a mis fin aux espoirs des Sherbrookois en portant le score à 34-22.
Cette nouvelle défaite laisse le Vert & Or au quatrième rang avec quatre points, c’est-à-dire juste deux de plus que les Stingers de Concordia et les Gaiters de Bishop’s. Il ne reste que trois matchs pour le Vert & Or s’il souhaite se reprendre, deux contre les Carabins de l’Université de Montréal et un contre le Rouge & Or.
En plus d’avoir perdu le match, le Vert & Or a perdu l’un de ses joueurs-phares. Le receveur de passes Jonathan Massé-Simard a gravement été blessé. Après s’être «retrouvé» la tête contre la cuisse d’un joueur de Stingers, Rene Parades, il est resté au sol. Il a finalement été évacué du terrain sur une civière et pris en charge par les thérapeutes des deux équipes.
Bien que son état n’ait jamais été critique et qu’il soit toujours resté conscient, Jonathan Massé-Simard vient de mettre fin à sa carrière de joueur de football. En effet, la fracture de l’une des cervicales (C-7) a demandé une opération d’urgence de plus de six heures. «Quand on m’a amené à la salle d’opération et commencé à m’endormir, je me demandais si je marcherais encore à mon réveil. Et lorsque je me suis réveillé, la première chose à laquelle j’ai pensé, c’était à mes jambes. Tout était correct.», a déclaré le joueur à la suite de son opération. «Il est passé à quelques millimètres de demeurer paralysé», a mentionné l’entraîneur-chef du Vert et Or, André Bolduc. C’est dire que le choc a été rude!
Cet accident relance la question de la sécurité sur les abords du terrain et surtout la question de l’absence d’ambulance. Il a en effet fallu près de 35 minutes pour que celle-ci arrive. «C’est obligatoire d’avoir des médecins, des thérapeutes et des équipements d’immobilisation», souligne le directeur général de Football Québec, Jean-Charles Meffe. Par contre, ajoute-t-il, «le transport est le bout qui manque. Peut-être qu’on va devoir intervenir rapidement.» Les instances du football universitaire devraient se pencher sur la question dans les jours à venir.

