Chinatown, The Spleen et Tony Almonte au Téléphone Rouge
29 novembre 2009
Soirée festive au Téléphone Rouge le jeudi 19 novembre dernier alors que se sont succédés sur scène Tony Almonte, The Spleen et Chinatown. Retour sur cette soirée mémorable qui avait également pour but de récolter des fonds pour le voyage au Viêt-Nam des étudiants du cégep de Sherbrooke.
Alexandra Ventura-Giroux
Tony Almonte fut le premier à ouvrir le bal. Il a réchauffé la salle avec sa voix puissante et ses sonorités pop, soul et R’n'B. Fait particulier, un artiste peignait une toile durant sa prestation. Une initiative qui a en impressionné plus d’un! Avec le lancement imminent de son premier opus chez nos voisins du Sud, ce chanteur d’origine dominicaine est promis à un bel avenir.
Ensuite, ce fut au tour d’une mouture réduite du groupe The Spleen de prendre la scène d’assaut. Les gars avaient opté pour une formule acoustique. «Il s’agit de vacances pour nous!», m’ont-ils confié en pleine répétition. Ceux qui ont, entre autres, fait la première partie de Marie-Mai au Centre Bell plus tôt cette année aspirent à de grands projets. Actifs sur la scène musicale depuis 2005, ils sont présentement à la recherche d’un réalisateur pour leur deuxième album, qui devrait voir le jour dans les prochains mois. «On veut garder notre son tout en évoluant», précisent-ils. Nul doute qu’avec une voix aussi intense et des mélodies accrocheuses, les gars de The Spleen sont sur le bon chemin! Cette partie acoustique ne fut pas sans intensité, au contraire. Lorsque les musiciens ont offert leurs succès radiophoniques «Get Over You» et «All Is Done», plusieurs ont applaudi de plus belle.
Une foule en liesse a réservé un accueil triomphal pour les grandes vedettes de la soirée, les montréalais du groupe Chinatown. Impossible de ne pas succomber au rock psychédélique de ces natifs de la métropole. Après avoir sorti leur premier album intitulé Cité d’Or au printemps dernier, le groupe, formé officiellement en 2007, a attiré l’attention des médias en faisant des spectacles dans le cadre du mois de la francophonie… en Chine! Une expérience hors du commun qui fut très bénéfique pour les gars qui affirment avoir joué devant des milliers de spectateurs! Un retour au pays de Mao est dans leurs plans. «Un jour!», affirment-ils.
Dès les premières notes de leur hit «Apprendre à danser», le public se déchaîne de plus belle. Certaines se permettent même d’échanger quelques pas de danse avec le chanteur Pierre-Alain. Par ailleurs, le quintette lancera très prochainement le vidéoclip de la chanson «Pénélope», le second extrait de Cité d’Or. «Ils s’agit de plusieurs tableaux représentant les divers aspects de l’amour. Nous en sommes très fiers», expliquent-ils en parlant du concept.
Bien qu’ils soient constamment en processus de rédaction, les gars m’assurent qu’ils se concentrent sur leur présente tournée. Néanmoins, ils offrent de temps à autres de nouvelles compositions à leurs admirateurs lors de leurs performances.
Puisqu’ils se sentaient d’humeur généreuse, Chinatown a offert lors du rappel la ballade «Retour à Vega», une pièce qu’ils ont donnée à leurs bons amis du groupe The Stills. «Les gens pensent à tort qu’on reprend leur chanson, mais c’est nous qui l’avons écrite!», précisent-ils. Comme quoi le monde de la scène alternative montréalaise est petit!
En mariant des artistes aux styles éclectiques, cette soirée, qui était au profit du stage au Viêt-Nam des étudiants du cégep de Sherbrooke, fut un franc succès. Une belle réussite pour les organisateurs, les productions Tranzfusion et l’investigatrice du projet, Leslie Tran!
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