Eh oui, qui l’eut crû! Me voilà à mon tout premier édito pour la dernière production de l’année! C’est fou comme la vie nous mène parfois à des endroits où l’on ne croyait pas aller. Bref, je me retrouve devant une grande page blanche et j’ai le droit d’écrire ce que je veux, alors… C’est parti!
Christelle Lison
Il neige à plein ciel, on a d’ailleurs annoncé un avis de tempête. Les rencontres que j’avais pour un événement culturel ont été annulées parce que les routes seront dangereuses pour mes interlocuteurs qui devraient remonter à Montréal dans la soirée. Alors, je suis là et je regarde par la fenêtre (t’es certaine que tu n’as rien d’autre à faire?) et je plonge dans mes souvenirs en contemplant ce ciel gris, chargé de précipitations hivernales.
Quand j’ai laissé mon poste de présidente du REMDUS, en mai dernier finalement, j’ai réfléchi à la possibilité d’entrer au Collectif. J’y collaborais depuis plusieurs mois en écrivant des articles, essentiellement dans les sections Sport et Culturel, et je venais corriger toutes les deux semaines. Alors, je me suis dit pourquoi ne pas faire partie de l’équipe? Je suis entrée comme directrice adjointe, pour aujourd’hui être directrice du journal et rédactrice en chef. Et je peux vous dire que c’est une expérience du tonnerre!
L’engagement étudiant, c’est sans nul doute une expérience à vivre. Oui, les cours sont importants, mais l’extra-académique, c’est essentiel. Étant étudiante en éducation, je vais me permettre une analogie avec la pédagogie. Dans cette discipline, il existe un modèle intitulé le triangle pédagogique. Les trois sommets de celui-ci sont composés de l’apprenant, du formateur et du contenu. Houssaye précise dans sa théorie que si l’un des trois sommets fait le fou ou le mort, la relation pédagogique ne sera pas efficiente. Eh bien selon moi, il en est de même dans la vie. Ainsi, l’équilibre entre l’engagement, la réussite scolaire et le développement personnel est pour moi essentiel.
C’est une sorte d’appel, vous l’aurez deviné. Je vous invite à vous engager. Quel que soit l’association ou le regroupement qui vous intéresse, lancez-vous! L’Université de Sherbrooke vous offre de tout, pour tous les âges, pour tous les goûts et ce, que vous ayez deux heures par semaine ou par mois à donner. Évidemment, si vous souhaitez écrire, faire partager des découvertes ou encore rencontrer des artistes ou des hommes du monde politique, le Collectif vous accueillera avec plaisir. Ce sera aussi l’occasion pour vous de lancer vos coups de cœur ou vos coups de gueule. Si vous souhaitez vous engager «plus fortement», vous pouvez devenir l’un de nos chefs pupitre (Campus, Culturel, Société ou Sport) ou encore prendre l’un des postes de direction, de rédaction ou de correction. Toutes les portes sont ouvertes. Et ne vous trompez pas, le Collectif n’est nullement réservé aux étudiants en communication ou en journalisme (même s’ils sont les très très très bienvenus), «étudiant-et-étudiante-tout-le-monde» peuvent devenir collaborateurs!
Parce que vous savez, l’engagement, c’est aujourd’hui très reconnu malgré ce qu’en disent certains (dont des directeurs de maîtrise ou de doctorat par exemple). Dans Le Soir du 9 décembre dernier, je lisais que «Selon une étude anglaise, 69 % des postulants à un emploi mentiraient pendant le processus de recrutement. 90 % travestiraient la réalité dans leur CV. La part de mensonge aurait progressé de 14 % entre 2007 et 2008.» Tout ça n’est pas très rassurant. Alors, déjà que toutes les personnes du même programme que vous vont sortir avec le même diplôme que vous, si en plus, d’aucuns truquent la réalité, il est encore plus important de faire la différence sur le marché de l’emploi. Personnellement, je connais plusieurs personnes qui ont eu l’emploi qu’elles ont non pas pour leurs compétences ou leur parcours académique (il restait encore trois candidats sur cette base) mais grâce à leurs engagements universitaires et/ou communautaires. Je pense entre autres à un ancien rédacteur en chef du Collectif, Carl Marchand, journaliste pour Radio-Canada, et à son adjoint, Simon-Olivier Lorange, journaliste pour la Voix de l’Est (aux dernières nouvelles…). C’est là qu’ils ont fait la différence. Ça fait réfléchir non?
Dans son article, Le Soir conclut avec ceci: «La plupart du temps, mentir ne sert à rien car il faudra de toute façon s’expliquer lors de l’entretien. « C’est dommage, car lorsqu’on constate une approximation, la confiance est brisée », conclut Thomas De Letter, responsable recrutement fixe chez Manpower.» C’est rassurant finalement, de savoir que bien mal acquis ne profite jamais…
Finalement, pour cette nouvelle année qui commence, en plus des sempiternelles résolutions comme se mettre au régime, faire du sport, ne plus prendre de retard dans ses travaux ou se caser pour de vrai, je vous invite à vous engager là où le cœur vous en dit. Si c’est au Collectif, sachez que notre assemblée générale aura lieu le mardi 12 janvier, dès 12 h, à l’Agora du Carrefour de l’information. Nous serons ravis de vous compter parmi nous.
Quoi qu’il en soit, passez de joyeuses fêtes de fin d’année (comme c’est original me direz-vous) et bon engagement 2010.





décembre 16th, 2009 at 12:26
Bravo Madame Lison!
Excellent éditorial pour votre première tentative. Je souhaite ardemment que nombre d’étudiant se sentiront concernés par votre appel à l’engagement étudiant.
Le Collectif, c’est le journal des étudiants de l’Université de Sherbrooke, pour les étudiants de l’Université de Sherbrooke. Il ne peut qu’être aussi bon et intéressant que ceux qui y consacrent temps et énergie.
Bref, engagez-vous!
Sur ce, joyeuses Fêtes!