Le trampoline: loin d’être un jeu d’enfant!
25 janvier 2010
Il y a deux ans, à Pékin, la trampoliniste Karen Cockburn démontrait l’ampleur de sa détermination en remportant, à 28 ans, la troisième médaille olympique de sa carrière. À quelques jours des Jeux olympiques de Vancouver, voici le portrait du trampoline, un sport… rebondissant!
Jessica Lapinski-Dejardin
Le (et non la!) trampoline serait né chez les trapézistes italiens. Les artistes du cirque utilisaient alors le rebond de leur filet protecteur pour effectuer quelques acrobaties. Au milieu des années 1920, George Nissen, un passionné de cirque américain, développe ce qui deviendra le premier véritable trampoline.
Le sport prend alors son essor aux États-Unis, notamment dans les universités américaines où se disputent les principaux championnats. Quelques années plus tard, en 1965, le premier championnat du monde est disputé et remporté par deux américains: Judy Wills et Dan Millman. Il faut toutefois attendre 1998 avant que le trampoline ne gagne réellement ses lettres de noblesse, alors que la Fédération internationale de trampoline (FIT) fusionne avec la Fédération internationale de gymnastique (FIG).
Alors reconnu comme une discipline officielle de la gymnastique, le trampoline devient une épreuve olympique. Les Russes Irina Karavaeva et Alexander Moskalenko sont les premiers médaillés d’or à Sydney en 2000.
Le trampoline est à la fois le nom donné au sport et à l’appareil d’exercice. Ce dernier est composé de bandes de nylon tressées, qui sont maintenues à un cadre métallique par 120 ressorts recouverts d’un tapis protecteur appelé pad, afin d’assurer la sécurité des trampolinistes.
Lors de la compétition, les trampolinistes doivent effectuer dix touches (figures), qui sont évaluées par des juges. Chaque touche peut valoir un maximum d’un point, et une bonification est ajoutée à la note totale en fonction de la difficulté des figures effectuées. Les figures sont pour la plupart des combinaisons de vrilles ou de saltos. En fait, une demi-vrille vaut 0,1 point de bonification, ce qui signifie qu’une triple vrille vaudrait 0,6 point à l’athlète qui l’effectuerait. Les figures peuvent être réalisées en position debout ou couchée, sur le ventre ou sur le dos, et peuvent être réceptionnées de la même façon.
Au Canada, Karen Cockburn est la principale tête d’affiche du sport sur la scène internationale. L’athlète torontoise a participé trois fois aux Jeux olympiques, terminant à trois reprises sur le podium. À Sydney, Cockburn a conclu la compétition troisième, avant de rafler l’argent aux Jeux d’Athènes et de Pékin.
À l’instar de plusieurs autres disciplines liées à la gymnastique, le trampoline est dominé par les pays slaves. Ainsi, la Russie et l’Ukraine comptent parmi les nations ayant récolté le plus de médailles, suivis de près par l’Allemagne et le Canada.
Vous avez quelques chose à ajouter ou une question à poser...
une réponse à “Le trampoline: loin d’être un jeu d’enfant!”
Vous avez quelque chose à dire?




Article très intéressant ! La photo a de quoi donner le tournis !