En tournée pour son dernier album Traces, Dumas s’arrêtait au Vieux Clocher de l’Université de Sherbrooke samedi soir dernier. Le spectacle était ouvert par la formation montréalaise Boni Suba.
Mélanie Jannard
«Dumas a des couilles pour choisir un groupe si différent pour faire sa première partie!», affirmait le chanteur du sympathique sextuor Boni Suba. Membre de La Tribu, Boni Suba, qui lançait son premier album en novembre dernier, a su réchauffer la salle bien remplie avec son énergie (canalisée dans deux membres sur six) et ses chansons plus rock ou plus hip-hop, tantôt engagées, toujours gentilles. D’ailleurs, les membres dédiaient leur succès radio Kicked Out, «une chanson d’espoir pour un peuple qui en a de besoin», soit celui d’Haïti pour qui ils verseront la moitié de l’argent amassé lors de la vente de leur album sur place.
Laisser sa trace
C’est sans surprise que des cris de jeunes – et jolies, semble-t-il –filles jonchées à l’avant de la salle annonçaient l’arrivée sur les planches de celui qui a été des plus productifs dans le domaine au cours de la dernière année. Steve Dumas, bien épaulé par ses trois complices, a fait lever la foule, qui délaissa vite sa ronde table et sa bière tranquille pour aller chanter devant la scène. Cinq albums en une seule et même année pour l’artiste; voilà qui en fait beaucoup à présenter. Combinant rock et mélodies plus douces, le spectacle a duré deux bonnes heures, se terminant de rappel en rappel, au grand plaisir des admirateurs de l’auteur-compositeur-interprète et, surtout, de ses admiratrices.
Fidèle à lui-même, il a livré sa marchandise agrémentée de visuels amusants, changeant le rythme de certaines chansons, le tout sans anicroche… ou presque, excluant sa légère chute sur la scène, événement qui a fait l’objet d’autodérision au cours du spectacle alors que peu de gens l’avaient même remarquée. Un peu embarrassé, notre cher Dumas? Même s’il répéta ô combien l’ambiance du Vieux Clocher est toujours aussi intime, il faut dire qu’il était bien rempli et que l’artiste assurait, ce soir-là, le «baptême» officiel de la salle depuis son acquisition par l’Université de Sherbrooke. Tout de même!


