Radio-Canada a enclenché la machine à rumeurs le 8 janvier dernier lorsqu’un de ses journalistes annonçait la possible fermeture du Téléphone Rouge. Reprise dans le Voir depuis, cette annonce, si elle s’avérait exacte, confirmerait l’écroulement d’un pilier de la scène alternative sherbrookoise.
Olivier Bissonnette-Lavoie
C’est avec étonnement que plusieurs ont appris via la chaîne publique que le Téléphone Rouge était en difficulté. Officiellement, la salle était – et est toujours d’ailleurs – en rénovation. Et si les travaux semblent en stagnation, rien n’annonçait une fermeture permanente. Ainsi, pour certains, il serait plus juste de parler d’hibernation que de fermeture définitive. Néanmoins, une visite sur le site web de la salle, qui n’est plus hébergé sur la Toile, ou un appel téléphonique nous annonçant la coupure de la ligne donnent au contraire du souffle à la rumeur et laissent présager le pire.
Une scène qui a sa place
Bien ancrée dans l’univers musical sherbrookois, la salle de spectacles a été le tremplin pour plusieurs artistes de la région. Que ce soit les désormais populaires Misteur Valaire et La Patère Rose ou les émergents Greenwood et Jake and the Leprechauns, nombre de formations locales se sont façonnées une voix sur les planches du fameux Téléphone Rouge. Pour d’autres (Cœur de Pirate, The Stills, Malajube), le Téléphone Rouge a marqué une étape vers une carrière internationale. C’est donc dire que pour les propriétaires, le statut alternatif de la salle n’a jamais empêché la venue d’artistes de renom.
Si nous ne pouvons qu’attendre le dénouement qui émanera de ces soudaines rumeurs, espérons candidement que l’affiche placardée à la porte – «Fermé pour rénovations. De retour en 2010» – ne se veut pas l’amorce d’une triste fin.


