La semaine de relâche?
8 mars 2010
La semaine de relâche est terminée. Pour vous, bien sûr: à l’heure où j’écris ces mots, la date sur mon ordinateur indique toujours «mardi, 2 mars». Mais, la parution du Collectif n’ayant lieu qu’une semaine après la date de tombée, vous, chers lecteurs, êtes de retour sur les bancs d’école après une courte pause. Cette pause, ce n’est pas tout le monde qui l’a vécue: les choses grouillent toujours sur le campus!
Olivier Robichaud
STS
Plusieurs dossiers importants occupent nos associations étudiantes, tout autant que notre direction. Le plus important d’entre eux concerne sans nul doute le contrat entre l’Université et la Société de transport de Sherbrooke (STS).
La direction est en pleine négociation avec la FEUS et le REMDUS, pour avoir leur appui au Conseil de la vie étudiante. Alain Webster, vice-recteur au développement durable, a même eu un entretien, en pleine relâche, avec le président de la FEUS, Edric L’Eriger-Lacasse, pour arriver à un consensus. Cela ne sera pas facile: M. Webster affirme que les étudiants devront payer, au minimum, vingt dollars par session pour que le programme reste en vie; la FEUS refuse que nous en payions plus de dix.
Elle offre, en contrepartie, de chercher d’autres sources de financement. Espérons que le vice-recteur, comme le conseil d’administration qui devra entériner l’entente, prendra cette offre sérieusement.
PCBÉ
Un autre dossier d’importance est celui du Programme canadien des bourses aux étudiants. Les regroupements nationaux d’étudiants (FEUQ, ASSÉ, TaCEQ) se sont tous mobilisés, à différents degrés, pour que Québec bonifie de 35 millions de dollars son programme d’Aide financière aux études. L’argument: le PCBÉ envoie 115 millions au gouvernement québécois, alors que la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire n’en envoyait que 80.
Québec affirme qu’il n’a pas plus d’argent pour l’aide financière, puisque le PCBÉ remplace également d’autres programmes. Comment peut-on le savoir? Les fédérations ont-elles accès aux chiffres?
Si Ottawa a remplacé quatre trente-sous par un dollar, on peut se demander pourquoi les associations étudiantes, la FEUQ en premier lieu, s’énervent autant. Se concentrer sur une lutte aussi précise et peut-être sans fondement (ça reste à voir) ne peut que les distraire du problème global: le désengagement de l’État en matière d’éducation. Les récentes sorties de Lucien Bouchard et sa «clique» ne tomberont dans de sourdes oreilles à Québec. Il est de la responsabilité de la FEUQ de s’assurer que le message des étudiants soit au moins aussi fort.
Un message du Collectif
Le Collectif non plus n’a pas chômé. Malgré la mi-session et la semaine de relâche, nous avons tous donné un effort supplémentaire pour vous livrer des informations pertinentes sur la communauté universitaire et sur la société en général. Mais il nous faut parfois un petit coup de main: si vous avez envie d’écrire un article, n’hésitez pas à nous en faire part. Aucun article ne sera refusé, à moins (évidemment) qu’il ne comprenne des propos haineux ou d’autres types de commentaires non diffusibles.
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