Malgré les bons résultats récoltés tout au long de la saison, les athlètes du Vert & Or ont connu des moments pénibles au championnat du Sport interuniversitaire canadien d’athlétisme qui s’est tenu du 11 au 13 mars à Windsor. Au classement général, l’Université de Sherbrooke se sera finalement classée au 12e rang chez les hommes et au huitième rang du côté des femmes, alors qu’elle avait réalisé un doublé lors des derniers championnats québécois.
Jessica Lapinski-Dejardin
Forte de ses récentes performances, l’Université de Sherbrooke visait un top 5 chez les hommes et un top 10 chez les femmes. La compétition aura finalement été dominée par l’Université Guelph du côté masculin et par Windsor, l’université hôtesse, du côté féminin.
Parmi les bons résultats du championnat, la sixième position de James Poulin-Cadovius au 1500 mètres masculin a eu l’effet d’un baume, permettant au Vert & Or de récolter trois points supplémentaires. Poulin-Cadovius, qui disputait ses cinquièmes et derniers championnats canadiens, était très satisfait de son résultat: «J’ai ressenti la fatigue accumulée des deux derniers jours, mais j’ai bien géré ma course», a déclaré l’étudiant en enseignement de l’éducation physique.
La performance de Poulin-Cadovius a permis d’éclipser certaines déceptions, dont celle de Pierre Puyjalon, qui a raté la finale du 600 mètres par un centième de seconde. Puyjalon s’est classé au huitième rang lors des demi-finales, alors que les sept premiers coureurs passaient en grande finale.
Esther Renaud et Pascale Délisle, deux autres espoirs de médaille du Vert & Or, ont aussi connu des résultats décevants. Les deux sauteuses ont terminé respectivement au quatrième et cinquième rang au saut en hauteur. La tristesse était encore plus grande du côté de Renaud, qui avait réussi un saut de près de six mètres avant que celui-ci ne soit annulé parce qu’elle avait touché la planche d’appel.
Le relais 4 x 800 mètres n’a pas non plus répondu aux attentes. L’équipe composée de Poulin-Cadovius, de Benjamin Gravel, de Sofiane Azzi et d’Olivier Lavoie, classée au premier rang avec le championnat canadien, n’a pu faire mieux que la sixième position.
L’entraîneur Richard Crevier était tout de même fier de ses protégés, surtout que l’équipe était privée de sa vedette, le spécialiste du 100 mètres Ben Youssef Méité. «Ce sont des choses qui arrivent. Plusieurs ont fait de bonnes performances malgré tout.»
C’est notamment le cas de la pentathlète Pascale Délisle qui, malgré une performance en-deçà des attentes lors de la compétition de saut en hauteur, a raflé l’argent au pentathlon. Son résultat de 3717 points lui a permis d’accéder à la deuxième marche du podium au terme d’une compétition relevée. La Sherbrookoise a battu trois marques personnelles, au lancer du poids, en saut en longueur et au 800 mètres, et un record d’équipe, son saut de 5,82 mètres étant le meilleur réussi par une athlète de l’Université de Sherbrooke.
En essuyant quelques larmes, Délisle s’est dite très fière de ses performances. «Vraiment, je ne pouvais pas demander mieux. Je suis très émue. Réussir trois nouvelles marques personnelles et une quatrième en comptant le cumulatif des points est un exploit dont je me souviendrai longtemps.»
La spécialiste du lancer du marteau Annie Larose a aussi récolté une médaille d’argent. Malgré plusieurs blessures subies au cours des six derniers mois, Larose a réussi un jet de 17,51 mètres à son premier lancer. «Ce n’est pas ma meilleure performance à vie, mais je ne pouvais pas m’attendre à mieux dans les circonstances. Je donne toujours tout ce que j’ai et c’est exactement ce que j’ai fait aujourd’hui, a déclaré Larose au terme de la compétition, sa troisième seulement cette saison. Il fallait que je sois capable de bâtir sur mes performances et ne pas me plaindre de mes blessures. J’ai été positive et les résultats sont venus d’eux-mêmes.»


