imprimer cette article imprimer cette article

Categorized | Culturel

Critique film : Les détraqués

Posted on 08 mars 2010 by admin

Les détraqués (v.o.a. The Crazies), 2010

Pier-Olivier St-Arnaud

Quoi de plus intéressant pour un amateur de films d’horreur et d’épouvante qu’un remake d’un film datant de 1973, du célèbre réalisateur George A. Romero. La réputation de M. Romero en la matière (Night of the Living Dead, Diary of the Dead, Dawn of the Dead, etc.) n’est plus à faire, mais il en est toutefois autrement pour le producteur du présent long métrage, Breck Eisner. Ce dernier s’est surtout fait connaître en 2005, avec son film d’action et d’aventure Sahara. Il en est donc à son premier film gore et la barre est haute, puisque reprendre le travail d’un maître de l’horreur comme Romero n’est pas une tâche facile. Qu’en est-il finalement? Aura-t-il réussi à étancher la soif de sang des cinéphiles?

«Absolument!», c’est ce qui sort de la bouche des critiques. Non seulement Breck Eisner re-popularise un film des années 70 avec succès, mais il réussit même à lui donner sa touche personnelle. Au lieu d’avoir la perspective militaire de la mise en quarantaine d’une ville américaine, c’est plutôt la perspective des gens encore sains d’esprit, pris au piège avec ces détraqués durant la quarantaine, qui caractérise le scénario. Par ailleurs, Tymothy Olyphant, qu’on a vu dans Hitman, incarne avec aisance et maturité le rôle du shérif du village, un plus pour la production.

C’est au final un film bien ficelé et divertissant que nous propose Breck Eisner. Bien évidemment, il s’agit encore une fois d’un film de zombies (grandement exploités ces derniers temps, on n’a qu’à penser à Zombieland qui s’en moquait d’ailleurs) et les cœurs sensibles devront s’abstenir. Comportements violents, cannibalisme et bains de sang sont à l’honneur tout au long de la projection. Amateurs de gore et de zombies, à votre pop-corn, Les détraqués est le film qui étanchera votre soif de sang en attendant le prochain Romero.

Comments are closed.