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Quand le ski devient robuste

Posted on 08 mars 2010 by admin

Le skicross, c’est le dernier bébé de la grande famille olympique. À Vancouver, pour son baptême, l’épreuve plutôt extrême a couronné le brio de la Canadienne Ashleigh McIvor. Portrait du sport qui a rendu le ski robuste…

Jessica Lapinski-Dejardin

En skicross, comme en snowcross, quatre compétiteurs descendent un tracé alliant des virages très prononcés et des sauts assez vertigineux. Le but est bien sûr d’atteindre la fin de la course en premier. Le parcours est long d’environ 600 mètres et il est dessiné sur une piste d’un dénivelé de 33 %. On y trouve de nombreux obstacles, naturels ou artificiels, comme des bosses, des tremplins et des courbes.

Le sport est né au début des années 1990 aux États-Unis, dans l’esprit de Jim «Too Tall» Essick, à l’époque des premiers Winter X Games. Essick voulait trouver un moyen de rendre les épreuves de ski plus excitantes pour les spectateurs. Il a donc imaginé un format de descente qui allierait le motocross et le NASCAR. Longtemps marginal et réservé aux adeptes de sports extrêmes, le skicross a finalement été reconnu par la Fédération internationale de ski en 2003, dans la catégorie ski acrobatique.

Au départ de la compétition, les skieurs descendent le parcours individuellement afin d’enregistrer un temps de référence. Les 32 meilleurs temps disputent ensuite les rondes éliminatoires. Ils dévalent la piste en groupe de quatre, et les deux premiers skieurs à franchir le fil d’arrivée passent au tour suivant. Le meilleur quatuor se bat finalement pour les trois places sur le podium.

Le skicross donne souvent lieu à des contacts et à des chutes, puisque le parcours assez serré incite les skieurs à se pousser pour prendre l’avantage de la course. Ils doivent aussi chercher à demeurer dans le parcours, parce qu’un seul ski en dehors de la ligne bleue disqualifiera le skieur.

Même si la majorité des athlètes de skicross ont déjà été des skieurs alpins et que ce sport met à l’épreuve leur technique, la véritable clé du succès demeure leur endurance. En effet, les skieurs doivent effectuer de quatre à cinq descentes d’une soixantaine de secondes en route vers la finale.

À Vancouver, le Canada espérait récolter deux médailles lors de l’épreuve de skicross. Si Christopher Delbosco a chuté en finale, privant ainsi les Canadiens d’un podium quasi assuré, Ashleigh McIvor n’a pas déçu ses supporteurs. L’athlète de 26 ans, deuxième au classement de la Coupe du monde de skicross, a survolé la finale pour remporter le premier titre féminin de skicross aux Jeux olympiques. Ses compatriotes Kelsey Serwa et Julia Murray, troisième et quatrième au classement de la Coupe du monde, ont respectivement pris les cinquièmes et douzièmes rangs.

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