Le symbole perdu, Dan Brown, 2009, 650 pages
Christelle Lison
Nous sommes à Washington, au cœur du Capitole, quand une main sanglante est retrouvée. Autant dire que la panique s’installe, non seulement parmi le public, mais également auprès des autorités. Comment une personne a-t-elle pu introduire ce «reste humain» malgré le système de sécurité? Évidemment, comme dans tous les romans de Dan Brown, Robert Langdon, le fameux professeur d’Harvard, n’est pas loin et les symboles non plus. Cette fois-ci, l’histoire touche la société secrète des francs-maçons.
En fait, dès le début de l’histoire, nous sommes plongés dans les rites initiatiques francs-maçons. S’ensuit une course folle pour sauver un ami de Langdon, Peter Solomon, directeur du prestigieux et tout puissant Smithsonian Institute. Mais en plus de cette recherche en plein cœur des secrets maçonniques, c’est une découverte qui va bouleverser l’humanité qui nous est contée. Cela porte sur la noétique, cette branche de la philosophie métaphysique qui s’intéresse à la pensée humaine. Avons-nous finalement les clés de notre destin? Sommes-nous capables d’influencer notre environnement? Et si nous étions capables de peser l’âme? Voilà qui a de quoi surprendre… mais qui sait? Robert Langdon devra mobiliser ses connaissances pour sauver Peter, et ce, même si la CIA ne le soutient pas! Pourquoi d’ailleurs? Mystère. Y aurait-il autre chose à cacher?
Dan Brown utilise la même recette que celle qu’il propose dans ses précédents romans (Le code da Vinci, Anges et démons, etc.). Mais cela reste une lecture très agréable. Le roman se dévore tout seul, mais, contrairement aux autres, ne nous fait pas voyager. En effet, l’ensemble de l’histoire se déroule sur une douzaine d’heures dans les alentours du Capitole.
Une fois encore, une femme apparaît dans les personnages-clés de Dan Brown et on le sent à deux doigts de nous offrir le début d’une idylle. Qui sait, peut-être que le célèbre professeur d’Harvard pourrait trouver l’âme sœur au cours d’une de ses prochaines aventures.






août 5th, 2010 at 8:28
Ce n’est pas un enseignant en « symbologie » à l’université réputée de Harvard qui a le droit de commettre un « barbarisme », ce qui n’est plus toléré des collégiens qui commencent leurs humanités en langue grecque dans la quinzaine qui suit leur première rentrée scolaire.
Pourtant Robert Langdon ne sait pas lire l’alphabet grec, comme le démontre Dan Brown à la fin du chapitre 114 et au début du chapitre 115 du roman « Le Symbole Perdu ».
Pages 492 & 493 de l’édition Lattès, il confond la voyelle longue « èta », septième lettre de l’alphabet grec dont la graphie majuscule est « H », avec la consonne muette « h » de l’alphabet latin.
Et il trouve même une encyclopédie en ligne (dont il ne précise pas les références) pour étayer une telle incongruité.
Mais le pire de tout est que l’auteur fait preuve d’un antiaméricanisme primaire (que j’espère involontaire) en osant accuser les rédacteurs principaux de la déclaration d’indépendance des « treize colonies » de 1774 d’incompétence puisqu’ils ne sont pas capables de voir ce « barbarisme » ni même de le vérifier ou de le faire vérifier.
C’est grave de laisser croire une telle chose de la part des premières autorités de la fédération des U.S.A., et plus particulièrement de Thomas Jefferson, principal rédacteur de la constitution de l’Union, et troisième Président des Etats Unis, grand-maître dans la franc-maçonnerie américaine.
C’est pourquoi je suggère de se gausser d’un tel livre, qui n’est vraiment « que du roman ».