J’me trouve grosse!

19 mai 2010

Le Centre de Santé des femmes de L’Estrie (CSFE), en collaboration avec Anorexie et boulimie Québec (ANEB), a lancé ce mois-ci à Sherbrooke un groupe de soutien pour les personnes de 17 ans souffrant d’un trouble alimentaire. Il a lieu tous les mardis à 19 h, un mardi sur deux étant consacré à leurs proches. Les ateliers sont gratuits et ne nécessitent pas d’inscription. Les participants peuvent partager leur situation et ainsi briser l’isolement.

Claudelle Baillargeon

Ce groupe d’entraide est ouvert autant aux femmes qu’aux hommes et touche à tous les troubles alimentaires: boulimie, anorexie, hyperphagie et obsession de la minceur en général.

Vous connaissez quelqu’un, ou vous-même souffrez de phobie d’engraisser, peut-être n’avez-vous plus vos règles ou elles sont irrégulières? Vous n’êtes pas seule: au Québec, 75 000 femmes souffrent d’anorexie ou de boulimie et près d’un million de Canadiens en sont touchés. La majorité d’entre eux sont des femmes, mais les hommes aussi sont concernés, surtout dans le cas de la boulimie (40 %). Selon Julie Witty Chagnon, intervenante sociale au CSFE, on parle d’un trouble alimentaire à partir du moment où l’obsession du poids est présente quotidiennement et nuit à la personne concernée.

L’anorexie nerveuse

Pour l’ANEB, «souffrir d’anorexie, c’est refuser d’avoir un poids santé minimal». Des comportements pathologiques comme la privation alimentaire et le jeûne, les vomissements provoqués, les abus de laxatifs et l’entraînement excessif sont pratiqués.

La boulimie

«C’est lorsque l’on perd le contrôle face à la nourriture. La honte qui suit l’ingestion d’énormes quantités de nourriture mène à des comportements compensatoires nocifs: vomissements provoqués, purges, entraînement excessif.»

L’hyperphagie

C’est un trouble très courant, mais méconnu. Madame Witty Chagnon affirme que «50 % des personnes obèses en souffrent». Selon l’ANEB, il s’agit d’une perte de contrôle face à la nourriture, et l’ingestion de très grandes quantités. Cependant, on ne retrouve pas de comportements compensatoires, mais du remord et de la culpabilité. L’obsession de la nourriture, des régimes amaigrissants et la dépression sont associés à ce syndrome.

Fait à noter: aux États-Unis, on estime à 30 à 40 milliards de dollars les bénéfices annuels de l’industrie des régimes amaigrissants.

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