Réaction à la suite de la tribune libre de Monsieur Mboumba intitulée «Les professeurs d’université et leurs étudiants en Afrique»

19 mai 2010

Courrier des lecteurs

La Fédération des Étudiant(e)s Africain(e)s de l’Université de Sherbrooke (FEAUS) exprime vivement son indignation et sa révolte suite aux écrits récemment publiés dans le Collectif (vol. XXXIII n014, le lundi 19 avril 2010), journal des étudiants de l’Université de Sherbrooke. Ces écrits, au regard de leur contenu mensonger, versent dans un dénigrement systématique de l’Afrique et de la communauté des professeur(e)s et des étudiant(e)s africain(e)s. Ils reflètent à bien des égards la méconnaissance des efforts et des innovations entrepris en Afrique pour une éducation de qualité.

La FEAUS, après avoir pris connaissance de ces écrits et consciente du respect du principe sacro-saint de la liberté d’expression et de la pluralité des opinions, ne peut comprendre que le Collectif, suite à une série d’écrits, devienne un médium de dénigrement et de stigmatisation de la communauté des étudiant(e)s africain(e)s, au moment où l’Université de Sherbrooke multiplie des initiatives visant à mieux intégrer les étudiants internationaux.

Consciente de sa mission première, celle de défendre les intérêts moraux de ses membres, la FEAUS interpelle vivement toute la communauté universitaire de Sherbrooke (les étudiant(e)s, le corps professoral, le personnel administratif…) sur les conséquences néfastes de ces écrits, qui portent gravement atteinte à l’image de l’Afrique et principalement à celle des professeur(e)s et des étudiant(e)s africain(e)s.

Ainsi, suivant la volonté de ses membres, la FEAUS condamne énergiquement ces écrits et entend, dans un court temps, mener des actions afin d’informer et d’alerter l’opinion nationale et internationale sur les conséquences néfastes de ces écrits.

Frank Kpassassi

Président de la FEAUS

Vous avez quelques chose à ajouter ou une question à poser...

Vous avez quelque chose à dire?