Depuis combien de temps êtes-vous sur Facebook? Vous rappelez vous la vie avant cette (merveilleuse?) invention? Sérieusement, si vous n’avez pas de profil sur le fameux réseau, la plupart des gens vous considèrent comme un loser. Mais si Facebook peut être un outil extraordinaire, il peut également être synonyme problèmes! Alors gardez l’œil ouvert.
Christelle Lison
«Facebook est un réseau social créé par Mark Zuckerberg et destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues.» (Wikipédia) Né à Harvard en 2004, Facebook a vite envahi le monde entier. Non seulement on ne peut allumer son ordinateur sans y faire un tour, mais en plus, le 21 janvier dernier, le livre La revanche d’un solitaire, la véritable histoire du fondateur de Facebook, de Ben Mezrich, est arrivé en librairie. Pire encore, une adaptation au cinéma du livre, un long-métrage réalisé par nul autre que David Fincher (Se7en, The Game, Fight Club, L’Étrange Histoire de Benjamin Button), devrait être sur grand écran le 13 octobre prochain.
Concrètement, «Facebook permet à ses utilisateurs d’entrer des informations personnelles et d’interagir avec d’autres utilisateurs. Les informations susceptibles d’être mises à disposition du réseau concernent l’état civil, les études et les centres d’intérêt. Ces informations permettent de retrouver des utilisateurs partageant les mêmes intérêts. Ces derniers peuvent former des groupes et y inviter d’autres personnes. Les interactions entre membres incluent le partage de correspondance et de documents multimédias.» (Wikipédia) Est-ce que vous trouvez cela très rassurant?
Sachez qu’en août 2007, une partie du code source de la page d’index a été piratée et que le contenu a été publié directement sur Internet. Plus récemment, le 5 mai 2010, une faille dans une fonction de prévisualisation a été découverte et… «elle permettait de voir les demandes d’amis en attente et les chats privés des autres utilisateurs» (RTBF). Oh, est-ce que ce ne sont pas là des fonctions qui devraient être réellement privées? «Lorsque nous avons appris l’existence du problème, nos ingénieurs ont rapidement diagnostiqué son origine et ont temporairement désactivé la messagerie instantanée, a souligné le site dans un communiqué de presse. Nous avons mis en place un correctif pour régler le problème des demandes d’amis.» Ouais… mais en attendant…
Aujourd’hui, pour différentes raisons, certaines institutions, notamment des sociétés privées et des écoles, empêchent leurs membres d’aller sur le réseau social. En février dernier, en France, une jeune femme a même perdu son emploi pour «surf excessif sur Facebook». Et ce n’est pas tout: «En France, l’employeur doit prévenir préalablement les salariés qu’ils peuvent être surveillés, par exemple par vidéosurveillance ou sur leur navigation sur le Web, précise Murielle Cahen, avocate au Barreau de Paris. Mais une entreprise peut avoir gain de cause si le salarié passe trop de temps sur la Toile, et si cela nuit à la qualité de son travail», poursuit-elle. Donc ça se fait. À partir du moment où le temps que l’on passe sur le net nuit à notre tâche… Chers amis étudiants, si cela s’applique à nous, on ne sera pas dans la marde, comme on dit.
En plus, il ne faut pas s’en cacher, depuis sa création, Facebook fait l’objet de nombreuses controverses, notamment concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. Entre publicités et vente d’informations des utilisateurs à des entreprises privées, le secret n’est pas toujours bien gardé. Mais… tout cela est indiqué dans la charte du réseau concernant la vie privée: «Nous partageons vos informations personnelles avec des tiers quand nous estimons que vous autorisez ce partage et qu’il est dans la limite du raisonnable, nécessaire pour offrir nos services ou lorsque ce partage est requis par la loi.» (Facebook) Reste à savoir ce que l’on entend par «la limite du raisonnable»… En sachant que Facebook avait inventé le principe d’une «licence perpétuelle» sur l’ensemble du contenu déposé par un utilisateur, y compris les contenus supprimés, ça fait peur. La commissaire canadienne chargée de la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, avait d’ailleurs réagi vivement à cette annonce: «plus d’un demi-million de développeurs auront accès à ces données. […] Cette information sera emmagasinée indéfiniment et cela ouvre la porte à ce que beaucoup de gens fassent l’objet de chantage venant des quatre coins du monde». À peine deux semaines après l’annonce de cette mesure, Facebook avait d’ailleurs fait marche arrière devant l’indignation de l’opinion publique.
Enfin, lorsque vous placez du contenu sur Facebook, sachez que de nombreuses personnes peuvent finalement y avoir accès. Pensez aux employeurs qui pourraient visiter les profils des postulants à un poste. Un peu spécial, vous ne trouvez pas? Déjà qu’avec Google, on pouvait trouver pas mal de chose sur nous.
Cette fois, je vous laisse. Faut que j’aille mettre à jour le statut Facebook du Collectif. Ah oui, devenez notre ami, on vous attend!





septembre 30th, 2010 at 3:12
First!