Iron Man 2, 2010
Géraud Le Carduner
Depuis X-Men en 2000, les films de super-héros ont alterné entre le très bon (Spider-Man, Le Chevalier noir) et le très mauvais (Elektra, Catwoman). Iron Man, sorti en 2008, fait partie de la première catégorie. Script à la fois drôle et sérieux, effets spéciaux impeccables et, surtout, un Robert Downey Jr. incarnant à la perfection Tony Stark, l’ingénieur milliardaire de génie.
Nous retrouvons donc Tony Stark, alias Iron Man, plus mégalomane et narcissique que jamais, alors que le gouvernement américain tente sans succès de lui soutirer la technologie de son armure. Son entreprise fait des milliards, les femmes le veulent, il a ramené la paix dans le monde, tout baigne. Jusqu’à ce qu’un scientifique russe, Ivan Vanko (Mickey Rourke, intimidant), tente de le tuer pour une sombre histoire de vengeance familiale. Vanko est recruté par Justin Hammer (Sam Rockwell, très cabotin), un concurrent de Stark. Ensemble, ils vont tout faire pour se débarrasser d’Iron Man et pour récupérer de juteux contrats d’armement. À ces soucis vient s’ajouter un problème bien plus personnel, et donc bien plus grave, que nous vous laissons découvrir.
Alors, cette suite, bonne ou mauvaise? Le premier opus s’efforçait d’inscrire le personnage d’Iron Man dans notre réalité, mais manquait de punch: il n’y avait pas assez d’Iron Man dans Iron Man. Problème réglé avec brio, nous avons ici affaire à un vrai «wet dream» pour le fan du personnage. Les séquences d’action, parfaitement servies par des effets spéciaux renversants, sont tout bonnement hallucinantes. Les dialogues, interprétés avec talent, restent savoureux. Quant à l’histoire, parfaitement rythmée, elle ne s’égare pas et nous tient en haleine durant les 124 minutes du film. Iron Man 2 réussit donc un pari risqué: être diablement amusant sans perdre son âme.
Un dernier mot: ne partez pas avant la fin des crédits…


